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De la connaissance à la compétence

Évaluer le potentiel d'action par un QCM – « Recherche fondamentale inédite »

Xavier Roegiers

Nous possédons des connaissances, nous obtenons des résultats scolaires, des diplômes … Mais cela nous permet-il pour autant d’agir dans les situations concrètes qui nous sont proposées dans toute leur diversité, du diagnostic médical à la dissertation, en passant par le problème mathématique ou l’évaluation d’un projet ?

Cet ouvrage évoque le déroulement et les résultats d’une recherche tout à fait originale autour de la question : qu’est-ce qui fait que nous sommes compétents ? Qu’est-ce qui fait que nous pouvons agir concrètement pour traiter des situations qui requièrent bien plus que des connaissances ? Elle démonte ces mécanismes inscrits au fond de nous et montre le rôle que jouent respectivement des facteurs cognitifs et émotionnels dans notre capacité à traiter des situations complexes.

Établis à partir d’une base de données de plus de 11 000 personnes, en provenance de 8 pays, sur 3 continents et dans 4 régimes linguistiques différents, les résultats de la recherche font apparaître des résultats parfois saisissants sur ce qui caractérise le potentiel à agir à différents âges, selon le genre, selon les cultures, selon les domaines de compétences.

De manière concrète, elle offre – à partir d’une série de questions à choix multiples (QCM) – la possibilité de déterminer de façon très précise les forces et les faiblesses de chacun(e) en matière de passage à l’action, aussi bien sur le plan émotionnel que cognitif, et pose ainsi les bases de pistes ciblées d’amélioration du potentiel de chacun.

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8. L’axe de recherche relatif à la dimension émotionnelle

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Comme nous l’avons déjà évoqué précédemment, au fur et à mesure du développement de la recherche, il nous est apparu important de prendre en compte l’impact des facteurs émotionnels sur la compétence, et donc sur les actes que nous posons au quotidien de la vie de tous les jours ou au sein d’une activité professionnelle.

Cette réorientation partielle, par rapport au projet initial, s’explique par deux raisons :

– depuis le début de la recherche, à travers des indices relevés de manière tout à fait informelle dans un premier temps (stress, confiance en soi…), les facteurs émotionnels se sont imposés d’eux-mêmes comme étant des contributions à part entière dont il fallait tenir compte d’une manière ou d’une autre ;

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