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Inde des mille et une pages

Petite somme et bibliographie

Ewa Tartakowsky and Viviane Tourtet

L’Inde illumine et hante l’imaginaire occidental. Exotique et merveilleuse, diverse à l’infini, multiple par excellence, elle cristallise à profusion l’altérité, dans toutes ses dimensions : images et représentations, croyances et cultes, savoirs ésotériques du corps, santé et sexualité, langues et castes… Aucune surprise donc à ce que les travaux scientifiques, le récit de voyage, la production littéraire se soient de longue date emparés du sujet et aient confié au monde éditorial la traduction livresque de ces mille et une « merveilles ».

Ce volume collectif présente cet état des lieux de l’édition française sur l’Inde. De nombreuses références bibliographiques réunies concernent les ouvrages en français, publiés en France depuis 1947 jusqu’à 2017, présentés par thèmes : société, histoire, religions, philosophies, littérature ancienne, moderne et contemporaine, arts sous toutes leurs formes, économie, environnement, médecines traditionnelles. Dix-sept universitaires, chercheurs et spécialistes – indiens ou français – éclairent d’une introduction chacune des thématiques retenues.

Cet ouvrage s’adresse donc à un vaste public : chercheurs, étudiants, futurs ou anciens voyageurs de ce subcontinent ou simplement amoureux des lettres. Une première édition qui ne manquera pas d'être complétée dans les années à venir.

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Théâtre et danse (Katia Légeret-Manochhaya)

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Théâtre et danse

Katia LÉGERET-MANOCHHAYA

Cinq ans après son indépendance, l’Inde crée la Sangeet Natak Akademi for dance, music and drama (SNA) pour définir les catégories artistiques de théâtres dansés qui représentent un État de l’Inde, et dont de nombreuses formes avaient été mises en péril pendant la colonisation, notamment le sadir du sud de l’Inde, renommé en 1932 bharata-nāṭyaṃ. Les artistes avaient alors quitté les temples pour se produire sur scène, et les pionniers tels Uday Shankar et Ram Gopal, commencèrent leur carrière internationale grâce au soutien d’artistes européens et américains. En 1952, cette institution sélectionne d’abord quatre Śāstrīya Arts, ceux qui suivent toujours les règles du traité majeur et millénaire d’art dramatique, le Nāṭyaśāstra, combinant en particulier quatre modes d’expression ou abhinaya (mouvements corporels, voix, ornementations, émotions et sentiments) avec une codification très savante du langage gestuel. Les Śāstrīya Arts ont été traduits par le syntagme classical dance alors que le théâtre et la musique sont communs à tous ces arts. Au départ, seuls le bharata-nāṭyaṃ du Tamil Nadu, le kathak du nord de l’Inde, le maṇipuri du Manipur et le kathakali du Kerala sont reconnus, puis dans les années 1960 le kucipuḍi, et le mohini-āṭṭaṃ du Kerala et très récemment le sattriya de l’Assam. Actuellement, la...

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