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L'Europe dans le monde du football

Genèse et formation de l’UEFA (1930-1960)

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Philippe Vonnard

Comment expliquer la popularité du football à l’échelle européenne ? Une des pistes pour répondre à cette question est d’étudier le rôle de l’Union des associations européennes de football (UEFA) qui n’a eu de cesse d’agir en vue de renforcer les échanges footballistiques au niveau européen. À partir du dépouillement d’archives inédites, ce livre répond à un vide historiographique en proposant de retracer la genèse et la formation de l’UEFA dans une perspective globale et qui privilégie le long terme. Nous défendons ici la thèse que la mise en place de cette organisation au milieu des années 1950 est un tournant dans l’histoire du football européen.

Trois axes principaux complémentaires sont développés tout au long de cet ouvrage. Le premier traite du rôle de la FIFA (Fédération internationale de football association), puis de l’UEFA dans le développement d’une dynamique européenne du jeu. Le deuxième questionne la possibilité qu’ont les dirigeants du football de créer un organisme qui transcende les barrières de la Guerre froide (à sa fondation, l’UEFA compte une trentaine de pays européens). Finalement, le troisième interroge les raisons de la constitution de l’UEFA durant les années 1950 ainsi que le modèle d’organisation choisi par ses promoteurs.

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Avant-propos et remerciements

Avant-propos et remerciements

Ce livre est un remaniement de ma thèse de doctorat intitulée « Genèse du football européen. De la FIFA à l’UEFA (1930-1960) », préparée à partir d’octobre 2010 à l’Université de Lausanne (UNIL) et défendue au sein de cette même institution en décembre 2016. Cet ouvrage a en outre bénéficié de nouvelles réflexions effectuées dans le cadre d’une recherche postdoctorale débutée en février 2017 au sein de l’Institut des sciences de la communication du CNRS (ISCC) de Paris et financée par le Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS). Dans le courant de l’été 2017, Marion Beetschen a effectué une patiente relecture sur le fond qui a amené à de nombreux ajustements. Ce fut une coopération très enrichissante et je me permets ici de la remercier chaleureusement pour son excellent travail.

La présente publication n’aurait pu être réalisée sans le soutien financier de différentes organisations. À ce titre, je remercie sincèrement la Fondation et le Fonds des publications de l’UNIL, le LabEx « Écrire une histoire nouvelle de l’Europe » (EHNE), la Société académique vaudoise et l’Union des associations européennes de football (UEFA) pour leur soutien envers ma démarche. J’en profite également pour remercier l’éditeur, P.I.E. Peter Lang, d’avoir accepté de publier ce manuscrit dans sa collection « Euroclio », ce qui constitue une entreprise quasiment pionnière puisque, sur les 100 numéros y étant déjà parus, un seul jusqu’ici avait été consacré au domaine sportif (Le continent basket publié en 2015). À ce titre, ma gratitude va particulièrement à Éric Bussière, membres du comité de rédaction de la collection, pour son intérêt envers mon travail ainsi qu’à Thierry Waser pour sa constante disponibilité tout au long du processus d’édition. Par ailleurs, je remercie Sylvain Schirmann, qui m’a fait la grande gentillesse d’accepter de préfacer l’ouvrage.

Ce livre n’aurait pu aboutir sans le concours et le soutien de nombreuses personnes1, qui ne pourront toutes être indiquées dans ces quelques lignes. Je remercie sincèrement mes deux directeurs de thèse, Nicolas Bancel et Thomas David, pour leur constant soutien, leurs précieux conseils et leur suivi continu. Ce fut indéniablement une grande chance d’être suivi par ces deux professeurs. Je remercie également les membres du jury de ma←15 | 16→ thèse, à savoir Jürgen Mittag, Fabien Ohl et Sandrine Kott pour leurs relectures attentives et leurs pertinents commentaires.

Un salut tout particulier à Nicolas Bouchet, documentaliste à l’UEFA, pour sa disponibilité, sa gentillesse ainsi que son constant intérêt pour mes recherches. De même, je remercie Dominik Petermann, collaborateur à la Fédération internationale de football association (FIFA), qui m’a toujours agréablement reçu et mis dans de bonnes conditions pour réaliser mes recherches, ainsi qu’Andreas Huber de l’Association suisse de football (ASF) et Filip Strubbe, des Archives générales du Royaume de Belgique (AGRB).

Sur différents aspects de cet ouvrage, je suis redevable à Clément Astruc, Jérôme Berthoud, Xavier Breuil, Paul Dietschy, Yannick Deschamps, Sylvain Dufraisse, William Gasparini, Lorenzo Jalabert D’Amado, Claire Nicolas, Kevin Tallec Marston, Sébastien Moreau, Nicola Sbetti, Manuel Schotté, Albrecht Sonntag et Quentin Tonnerre pour les intéressants échanges, leurs précieux conseils et autres relectures. J’adresse un salut amical également à Léonard Laborie et Christian Wenkel pour les discussions soutenues que nous entretenons depuis le début de l’année 2017 dans le cadre du projet LabEx EHNE. Et je n’oublie pas la précieuse aide de André Vieli – collaborateur au service de presse de l’UEFA de 1982 à 2012 et qui a écrit le livre commémoratif des 60 ans de l’UEFA – qui m’a fait le grand plaisir de relire entièrement ma thèse et de me faire part de ses commentaires et autres questionnements.

Pour conclure, j’adresse mes pensées à quatre personnes. Tout d’abord, un immense merci à Grégory Quin, avec qui je partage cette passion pour l’histoire contemporaine depuis le printemps 2010. Je ne compte plus les colloques auxquels nous avons pris part ensemble, ni les voyages effectués, ni même les nombreux coups de main ou conseils avisés reçus de sa part. Ensuite, je souhaite embrasser tendrement mes exceptionnels parents, qui m’ont toujours soutenu dans mes démarches et dont la maison est un havre de paix et de réconfort. Enfin, mon ultime, mais aussi ma première, pensée va à, Luz Yenny Romero Rodriguez. Merci, Luz, de m’avoir ouvert l’esprit sur le monde, de m’avoir donné le goût des langues étrangères, de me pousser à davantage me décentrer. Merci du fond du cœur d’être là. Te quiero muchissimo !

Paris, février 2018

Philippe Vonnard←16 | 17→


1 Dans ce livre, l’emploi du masculin prévaut pour le féminin et le masculin.