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Le marché du travail

L’esprit libéral et la revanche du politique

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Jean Vercherand

Voici plus de 40 ans qu’économistes et politiques s’échinent à faire reculer le chômage de masse, la précarité et les inégalités sociales. En vain. Dans tous les pays développés, la situation, examinée sous l’angle du chômage ou des inégalités, s’est dégradée par rapport à celle qui a prévalu durant les « Trente glorieuses ». Parallèlement, le taux de croissance économique n’a cessé de s’affaiblir en dépit d’un endettement public de plus en plus élevé.

L’ambition de cet ouvrage est de fournir une explication à cette inversion de tendance et à l’incapacité des décideurs politiques d’enrayer cette dégradation de la situation. Sur la base d’un examen attentif et comparatif de l’histoire économique et sociale des XIXe et XXe siècles, l’auteur montre que cette incapacité vient du fait que le corpus théorique dominant, sur lequel s’appuient la grande majorité des économistes, des commentateurs de l’économie et des décideurs politiques, souffre de deux lacunes majeures. L’une les empêche de comprendre comment fonctionne réellement le marché du travail ; l’autre ne leur permet pas de saisir pleinement ce qui détermine la croissance économique à long terme et quelles conséquences il en résulte pour l’emploi.

Cet ouvrage s’adresse, non seulement à tous les étudiants, chercheurs et enseignants en économie (universités, écoles d’ingénieurs et de commerce, IEP, etc.), mais aussi à toute personne soucieuse de comprendre les problèmes économiques et sociaux d’aujourd’hui (chômage de masse, inégalités, précarité, déclassements, crises, etc.).

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Chapitre V. Implications normatives sur les politiques du travail

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Chapitre V

Implications normatives sur les politiques du travail

Introduction

Le chapitre 3 a permis de valider le comportement du Mouvement ouvrier qui cherchait, par des grèves offensives durant les phases d’expansion du cycle de Juglar, à réduire la durée du travail pour hausser les salaires et, de la sorte, à régulariser ce cycle. Ce chapitre a permis aussi d’interpréter le constat des historiens à savoir que, durant les phases d’expansion de ce cycle, les profits des entreprises augmentaient plus rapidement que les salaires tandis que, durant les phases de dépression, le phénomène inverse se produisait. Nous avons montré que l’origine de ces faits réside dans l’asymétrie de rapport de force qui prévaut sur le marché du travail entre employeurs et salariés. Dans un contexte de progrès technique, les employeurs peuvent peser sur le volume de travail fourni par les salariés, si bien que les gains de productivité et la hausse de la valeur ajoutée produite durant les phases d’expansion profitent ainsi davantage aux revenus du capital qu’à ceux du travail. Au bout de quelques années, cette croissance débouche alors sur une crise de surinvestissement et de surproduction.

Le chapitre 4 a permis de valider le comportement du Mouvement ouvrier qui cherchait, par des campagnes revendicatives durant les phases de croissance ralentie des fluctuations de longue période de Kondratieff, à réduire la durée du travail pour...

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