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Métiers et techniques du cinéma et de l’audiovisuel : sources, terrains, méthodes

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Edited By Hélène Fleckinger, Kira Kitsopanidou and Sébastien Layerle

La « révolution » du numérique, entamée au tournant des années 2000, a entraîné dans un tourbillon de transformations l’ensemble de la filière cinématographique, de la création à la diffusion. L’ampleur des mutations engendrées (disparition d’acteurs des industries techniques, destruction massive d’emplois et de savoir-faire, redéfinition des contours de métiers anciens et apparition de nouveaux) a sensibilisé une partie de la communauté scientifique. Des projets nationaux et internationaux d’envergure ont vu le jour, avec le souci de cartographier les changements et surtout de préserver des connaissances et des compétences menacées de disparition. À l’heure où ces projets de recherche semblent se multiplier, cet ouvrage collectif, tiré d’un colloque universitaire, propose de se concentrer sur des questionnements d’ordre méthodologique : comment aborder les changements intervenus dans la filière cinématographique ? à partir de quelles sources, avec quels outils et selon quelles approches ? quels problèmes méthodologiques la recherche sur les métiers et les techniques du cinéma et de l’audiovisuel soulève-t-elle ? Autant de questions traitées dans ces pages, à partir de contributions d’une jeune génération de chercheurs dont les travaux, parmi les plus novateurs, incarnent aujourd’hui une dynamique significative au sein des études cinématographiques et audiovisuelles. S’il y a urgence à étudier un monde qui semble disparaître et se transformer sous nos yeux, il est tout aussi urgent de s’attarder sur les modalités de la recherche, sur les outils méthodologiques et les sources à disposition.

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Martin Barnier: Prologue. Pour une histoire des appareils et des métiers du cinéma et de l’audiovisuel

Prologue

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Martin Barnier

L’accès aux archives sur les techniques et les métiers du cinéma et de l’audiovisuel est relativement récent. Depuis une dizaine d’années, les fonds des institutions patrimoniales se sont constamment enrichis. La numérisation, la mise en ligne de photographies d’appareils, de plaques de lanternes magiques, ont permis à chacun de découvrir, souvent de chez soi, des fonds patrimoniaux conservés dans plusieurs collections. Des conférences ont fait connaître et contribué à accroître les richesses de certaines collections. De cette vitalité nouvelle insufflée par les institutions patrimoniales témoigne également l’organisation de grandes expositions à la Cinémathèque française, mais aussi à la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé, qui a constitué une collection d’appareils et d’accessoires grâce à des acquisitions et à des dons. Les sources se font ainsi plus nombreuses et la possibilité d’observer les appareils existe désormais, même s’il faut reconnaître que cette ouverture vers les chercheurs a mis du temps à se faire. Il y a vingt-cinq ans, remarque Éric Le Roy, la plupart des documents des Archives françaises du film n’étaient ni consultables ni divulgables1.

Les occasions pour les chercheurs d’accéder à des fonds souvent très riches sont de plus en plus nombreuses. Selon Joël Daire, il y a aujourd’hui plus de 6 000 appareils dans les collections de la Cinémathèque française, c’est-à-dire 3 000 de plus qu’il y a dix ans. Le passage...

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