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Traces et ratures de la mémoire juive dans le récit contemporain

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Edited By Valentina Litvan and Claire Placial

Ce volume collectif propose une étude comparative sur les traces de la judéité dans la littérature contemporaine. La question initiale est d’explorer en quoi le récit littéraire peut continuer à transmettre une mémoire juive et de quelle mémoire il s’agit. En effet, il interroge la place d’une mémoire juive qui tout en étant historique et collective s’exprime dans les différentes écritures comme étant ancestrale et transmise de multiples façons, notamment à travers l’intertextualité et les livres.

Bien qu’il s’agisse de proposer des lectures de textes littéraires, les approches sont donc interdisciplinaires : on y trouve autant de la sociologie littéraire que de l’histoire littéraire, de la traduction ou encore de la philosophie politique…

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André Schwarz-Bart : détruire le livre

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Curieuse « carrière » littéraire que celle d’André Schwarz-Bart. Pour ceux qui l’ont lu à l’époque, Le dernier des Justes, prix Goncourt 1959, reste inoubliable et de nombreux témoignages spontanés attestent qu’ils l’ont conservé dans leur bibliothèque tout au long de leurs tribulations et souvent l’ont fait lire à leurs enfants. Pour les autres, le nom ne leur dit rien même si, incontestablement, le roman est considéré comme un classique de la littérature de la Shoah. Entre chronique moyenâgeuse, narration chronologique de neuf siècles d’histoire et recomposition mythique (les Justes, les Lamed-waf, garantissent par leurs souffrances la survie de l’univers), Le dernier des Justes n’aborde la Shoah elle-même que dans ses dernières pages, mais montre implacablement comment elle fut rendue possible par des comportements humains ancestraux. Plus rares sont les lecteurs de son second livre, Un Plat de porc aux bananes vertes (Seuil 1967), cosigné avec son épouse Simone. Certains le qualifient par boutade de « plat indigeste ». Les « écritures » de Mariotte paraissent cyniques, abruptes, surtout après l’envolée solennelle de la geste du peuple juif en Occident. La vieille Martiniquaise tient un journal qui se veut aussi l’oeuvre littéraire d’une créole écrivant en français, la langue des Blancs qui ont asservi son peuple. Elle retrace la vie des pensionnaires d’un asile de vieillards des années 60, un hospice tenu à Paris par des bonnes soeurs pleines de bonne volonté, mais parfaitement étrangères à la vie...

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