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Les langues de la médecine

Analyse comparative interlingue

Edited By Pascaline Faure

Stent, bypass, screening… : depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’anglais règne en maître sur la langue médicale. Pourtant, cela n’a pas toujours été le cas. Par exemple, nous devons à l’allemand nombre de mots relatifs aux maladies infectieuses. Le français, quant à lui, a fortement influencé le vocabulaire de l’obstétrique et de la cardiologie.
Mais quel est l’état de santé de toutes ces langues médicales aujourd’hui ? Comment le français se bat-il pour sa survie ? De quoi souffre l’espagnol ? Que fait le portugais du Brésil pour se porter comme un charme ? Quels remèdes l’italien a-t-il appliqués ? L’allemand est-il réellement moribond ?
Cet ouvrage propose une radiographie complète des principales langues médicales actuelles. Six auteurs retracent leur histoire depuis leur origine gréco-latine commune, et les examinent en regard de l’anglicisation dont elles souffrent toutes à des degrés divers.

Stent, bypass, screening… Since the end of World War II, English has reigned supreme over the language of medicine. But this has not always been the case. For example, many words relating to infectious diseases come from German. French, for its part, has also strongly influenced the vocabulary of obstetrics and cardiology.
What is the state of health of all these medical languages today? How is French fighting for its survival? What does Spanish suffer from? What does Brazilian Portuguese do to thrive? What remedies has Italian prescribed? Is German really moribund?
This book offers a thorough analysis of the main medical languages of today. Six authors trace their history from their common Greco-Latin origin and examine them in relation to the anglicization from which they all suffer to various degrees.

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INTRODUCTION: (Pascaline Faure)

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Pascaline FAURE

Afin de rendre compte de tous les progrès scientifiques, la langue de la médecine a toujours dû faire preuve d’une créativité lexicale remarquable : néologismes, emprunts, euphémismes, métaphores, métonymies, abréviations et codes.

La journée d’étude qui a eu lieu sous l’égide de Sorbonne Université et du CeLiSo, le 28 septembre 2018 à Paris, a été l’occasion de mettre au jour et de confronter cette créativité dans différentes langues (anglais, français, italien, espagnol, allemand et portugais) et d’aborder la question de l’hégémonie de l’anglais dans les langues médicales actuelles et futures.

Le présent ouvrage reprend les communications qui ont été faites lors de cette journée mais il est également le fruit des échanges fructueux qui ont eu lieu entre les intervenants et le public lors des séances de questions-réponses et de la table ronde.

Il faut remonter à Hippocrate entre le Ve et le IVe siècles avant J.-C. pour trouver les premières sources écrites de la médecine. Cette période marque le début de l’hégémonie scientifique grecque qui s’étend au-delà de la conquête romaine puisque, les Romains ne possédant pas de médecine à proprement parler (l’art de soigner est alors peu prisé et réservé aux barbiers et aux esclaves), ils l’importent de Grèce. D’ailleurs, la plupart des médecins de l’Empire romain...

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