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D’étudiant étranger à travailleur étranger hautement qualifié en Suisse

« Être dit » dans la presse et « (se) dire » dans les récits d’établissement

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Alessandra Keller-Gerber

Depuis sa fondation en 1889, l’Université de Fribourg a accueilli des intellectuels étrangers venant autant de pays voisins (la France ou l’Allemagne) que de pays plus exotiques. Mais la Réforme de Bologne a entraîné une modification du visage de l’étudiant étranger en Suisse, et à Fribourg en particulier. Dans sa thèse, l’auteure répertorie des discours en circulation sur les migration(s) hautement qualifiée(s) en Suisse afin d’en mesurer l’impact sur les récits de vie de diplômés étrangers en processus d’établissement dans leur ville d’études. Ce travail s’ancre dans le champ de la didactique des langues et des cultures étrangères. Il s'agit d’une recherche qualitative, menée dans une perspective anthropologique. Dans ses analyses, l’auteure s’inspire d’autres disciplines telles que la sémiotique ou la narratologie.

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Avant-Propos

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De la thèse au livre…

Durant la soutenance de la thèse, Philippe Blanchet m’interpella en ces termes1 : « En fait, vous avez fait un travail sur le récit de vie2. Votre terrain n’était qu’un prétexte pour mettre à l’épreuve vos théorisations et vos propositions de méthodologiques ». Je lui ai répondu que je voyais, dans sa remarque, le plus beau des compliments. Le récit de vie est un matériel de recherche foisonnant, donnant lieu à des données difficiles à cerner. Comme ma problématique s’inscrivait dans des mises en résonance entre des narrations et d’autres types de discours, j’ai longuement cherché des canevas à appliquer à mon matériau, sans en trouver. J’ai ressenti le besoin de prendre appui sur des théories cousines de mon champ – le domaine des langues et des cultures étrangères – pour construire des outils d’analyse dans une perspective interdisciplinaire, avec la narratologie, la sémiotique, ← XV | XVI → les théories de l’interaction, rendant opératoires sur le terrain des concepts issus de l’anthropologie de la mobilité.

Cet ouvrage ne reprend qu’une partie de ma thèse pour des raisons éditoriales, mais cela répond – également – à la question, cruciale, de son attractivité : tout chercheur sait qu’un ouvrage de 250 pages sera lu par ses futurs lecteurs avec plus d’intérêt et de motivation qu’un ouvrage de 450 pages. Passés les mois de fatigue succédant au dépôt et à la soutenance – ces...

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