Show Less
Restricted access

Lettres des femmes de la famille Granvelle

Édition et étude de documents inédits

Series:

Eva Pich-Ponce

Ce volume présente l’édition et l’étude de 178 lettres manuscrites et inédites, qui mettent en évidence la vie quotidienne des femmes de l’une des familles les plus puissantes de la Franche-Comté du XVIème siècle.

La famille Granvelle a été essentielle pour l’Empire de Charles Quint. Plusieurs études ont retracé le rôle que Nicolas et Antoine Perrenot ont joué comme conseillers d’État de l’empereur, mais très peu se sont centrées sur la vie de cette famille de Besançon et sur l’importance de Nicole Bonvalot, épouse de Nicolas et mère du cardinal de Granvelle.

Les lettres de Nicole Bonvalot et de ses filles éditées dans cet ouvrage permettent de mieux connaître les membres de cette famille et leurs relations avec d’autres personnalités de Besançon. Leur écriture, marquée par de nombreux traits d’oralité, dévoile des aspects importants de la langue française parlée au XVIème siècle. Elle fournit des informations fondamentales sur la prononciation, la syntaxe et le lexique utilisés à Besançon à cette époque.

Tout en donnant la parole aux femmes, dont les écrits ont souvent été ignorés, ce volume montre le pouvoir que les dames de cette famille détenaient dans la société de leur temps.

Show Summary Details
Restricted access

2. Description codicologique

Extract

2. Description codicologique

Comme le souligne Prosper Lévêque, peu « de Ministres ont été aussi laborieux, aussi exacts, aussi attentifs, que le cardinal de Granvelle. Il conservoit toutes les lettres qu’on lui écrivoit »1. En effet, Antoine Perrenot conservait aussi bien les lettres officielles que celles écrites par les différents membres de sa famille. Cependant, ces documents furent négligés par ses héritiers : « après la mort du Cardinal, ces riches monuments de son habilité, ces preuves fidèles et solides de la confiance de ses Maîtres, ces dépôts les plus secrets et les plus précieux des affaires politiques de son siècle, furent regardés comme des paperasses inutiles », explique Lévêque2.

En 1637, les biens de la famille Granvelle passèrent au comte La Baume-Saint Amour. Celui-ci vendit plusieurs objets du palais Granvelle, dont de nombreux documents du cardinal. Selon Charles Weiss, Jules Chifflet, abbé de Balerne, puis ensuite l’abbé Boisot, découvrirent l’importance des lettres du cardinal de Granvelle et ils essayèrent de les protéger. En 1664, l’abbé Boisot acheta ces documents des héritiers de Jules Chifflet. Le comte de Saint-Amour et le baron de Thoraise lui donnèrent aussi les lettres qu’ils possédaient3.

Comme le signale Weiss, Boisot « acheta ce qui était encore dispersé dans différentes mains ». Il lut les documents, les classa et essaya de les expliquer. Pour éviter la perte de ces lettres, « il...

You are not authenticated to view the full text of this chapter or article.

This site requires a subscription or purchase to access the full text of books or journals.

Do you have any questions? Contact us.

Or login to access all content.