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Le changement en français

Etudes de linguistique diachronique

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Edited By Céline Guillot, Bernard Combettes, Alexei Lavrentiev and Evelyne Oppermann-Marsaux

Les textes réunis dans ce recueil traitent des grands changements qu’a connus le français depuis ses origines, en abordant les différents niveaux de l’analyse linguistique dans une perspective diachronique.
Parmi l’ensemble des phénomènes étudiés, quelques thématiques ont été plus amplement développées : le verbe, dans ses relations à la phrase et ses compléments mais aussi dans sa sémantique aspectuelle et temporelle, l’oral représenté et ses marqueurs spécifiques en diachronie, le très ancien franancien français et le français classique.
Ces recherches présentées lors de la cinquième édition du colloque international DIACHRO (Lyon, octobre 2010) témoignent de l’émergence de problématiques nouvelles dans le champ de la diachronie du français et reflètent la vitalité d’un domaine de recherche aussi actif en France qu’à l’étranger.

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Dire la «singularité indéterminée». Le paradigme de «quelqu’un» en ancien français (Anne Vanderheyden)

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Dire la «singularité indéterminée» Le paradigme de «quelqu’un» en ancien français1 Anne VANDERHEYDEN Université d’Anvers 1. Introduction Contrairement à la majorité des études qui visent à analyser un lexème pour aboutir à une description de son sens, nous proposerons dans cet article un mouvement inverse: celui qui va du sens à la réalisation linguistique. L’objectif de cet article consiste plus précisément à inventorier les lexèmes disponibles en ancien français (AF) pour indiquer «la singularité indétermi- née» (Riegel 2009: 381) ou «l’occurrence minimale d’humain» (Larrivée 2004: 42) et à en décrire le comportement. Alors qu’en FM cette signification de «singularité indéterminée» se tra- duit au moyen d’un seul vocable, à savoir quelqu’un, la situation est double- ment différente aux étapes linguistiques antérieures: tout d’abord parce que le pronom indéfini quelqu’un n’existe pas au début du français2; ensuite parce que les expressions disponibles en AF sont multiples et en concurrence. Il nous faut signaler en outre que les linguistes se sont intéressés surtout aux emplois négatifs des pronoms indéfinis (indépendamment de l’époque étu- diée) et que, du moins pour la période médiévale et mises à part quelques brèves remarques dans les grammaires de l’AF, des inventaires de ce genre ne sont guère présents. 1 Je tiens à remercier R. Beyers, L. Van Alsenoy et J. van der Auwera pour les informa- tions qu’ils m’ont procurées, ainsi que...

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