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Parcours de vie et mémoires de pauvres

Changements personnels et sociohistoriques dans les bidonvilles de Mumbai

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Aude Martenot

Cette thèse s’inscrit dans la perspective du parcours de vie, sous l’angle du regard porté sur les changements personnels et sociohistoriques de l’existence, dans un contexte culturel précis, celui de l’Inde urbaine moderne. Au travers de la récolte de plus de 1250 interviews, réalisées à Mumbai en 2012 et 2014 parmi des adultes âgés de 20 à 86 ans, habitant·e·s de bidonvilles et d’immeubles de classe moyenne inférieure, le contenu et la temporalité des événements vécus considérés comme importants par les répondant·e·s sont analysés. Outre le souci évident d’observer les trajectoires et les moments marquants de la vie, selon le point de vue des personnes elles-mêmes, cette thèse cherche à dépasser l’a priori selon lequel les habitant·e·s des slums seraient vulnérables par évidence, afin de révéler des vulnérabilités insoupçonnées, présentes sous des formes diverses.

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Remerciements

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Remerciements

S’il est évident qu’un travail de thèse se construit en grande majorité sur la base d’un effort solitaire de son auteure, fait de longues heures derrières un écran ou le nez dans les livres, il n’en demeure pas moins que de nombreuses personnes s’avèrent nécessaires à son aboutissement. Le présent travail ne déroge pas à cette règle, et je suis heureuse de pouvoir ici remercier les personnes ayant participé à la réussite de mon projet.

A commencer par son principal initiateur, Michel Oris, qui, par son accompagnement, ses relectures et son soutien tout au long des étapes de ce parcours, a su apporter les fondations indispensables à l’élaboration de ce livre. Il est peu probable qu’un directeur ait accordé plus de libertés et d’encouragements que Michel n’en a montré au moment où il a soutenu l’idée que je réalise une thèse sur un sujet aussi éloigné de la Suisse que peut l’être celui des parcours de vie d’habitantes et d’habitants des bidonvilles de Bandra, ou encore lorsque j’ai mis sur pied le projet du second terrain à Santa Cruz. Pour cela comme pour ses autres marques de confiance, je l’en remercie. Je remercie également les membres de mon jury, Claudine Burton-Jeangros, Felix Bühlmann et Guy Elcheroth, pour leurs relectures attentives, leurs remarques avisées et les pertinentes critiques apportées à la première version du manuscrit.

Outre ces indispensables appuis, la réussite d’une thèse – à tout le moins de la mienne – repose également sur les nombreuses, très nombreuses, marques d’amitié, de réconfort et d’approbation reçues durant les moments marquants de mon travail. L’environnement accueillant du CIG, puis des premières années du CIGEV, y est pour beaucoup. Je pense bien sûr à Claire, Greg et Nathalie, toujours prêt·e·s à aider et à suivre nos projets…jusqu’en Inde. A Marie, Aude, Isabela, Oana, Myriam, Julia, Alessandra…et à bien d’autres collègues présents à un moment ou un autre au CIG(EV), dans LIVES ou en IDESO, disposés à discuter, à traduire, à rigoler et sans qui les congrès auraient été bien ternes. A Eduardo puis Julia, qui ont eu le courage de partager leur bureau avec moi, ainsi que des discussions – plus ou moins animées – et bien des éclats de rire. A Marthe et Aline, évidemment, avec qui, en plus des mois chaotiques de la fin de thèse – dont le souvenir, pourtant, m’est déjà sympathique grâce à ← XXI | XXII → leur présence –, j’ai partagé ces cinq années d’assistanat. Enfin, pour son amitié avant tout, mais aussi son écoute, son savoir et ses conseils, à Delphine. Ainsi qu’à toutes et tous, à l’Université et ailleurs, ami·e·s, famille qui ont suivi cette aventure.

Mais surtout, j’aimerais souligner ici que ce travail aurait été irréalisable sans la collaboration des 1255 individus qui ont bien voulu répondre à mes questionnaires, sans la bonne humeur de Dinesh Shenai, sans les enquêtrices et les enquêteurs – notamment de WIN –, sans Anouk qui a patiemment mené à bien le premier terrain à Bandra, sans Camille avec qui j’ai découvert l’Inde. Chacune et chacun ayant rendu possible l’idée un peu folle d’aller questionner les vies des habitantes et des habitants de Mumbai.