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Ferdinand Raimund et le renouvellement de la féerie viennoise

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Fanny Platelle

L’ouvrage étudie la manière dont Ferdinand Raimund (1790-1836) reprend et transforme les conventions de la féerie viennoise, dans le théâtre populaire viennois marqué par de fortes contraintes institutionnelles et dramaturgiques. Il analyse les changements concernant la conception des pièces (recherche d’une alliance adéquate du sérieux et du comique), l’univers surnaturel (reflet des idéaux humains et de leur ébranlement) et le personnage comique (qui devient un modèle moral). Il évalue enfin la réception de ce théâtre et son caractère « populaire ». La prise en compte des manuscrits autographes et la comparaison avec ceux de censure et de théâtre permet une nouvelle approche de l’élaboration des pièces, de leur mise en scène et de leur portée critique.

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Chapitre 3 Les Dieux, Démons Et Génies Sérieux, Représentant Le Dualisme Bien / Mal

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Contrairement aux fées, esprits, magiciens et aux allégories étudiés précédemment, les dieux (Hades, Lucina), démons (Moisasur) et génies allégoriques (de la Vertu et de l’Éphémère) de ce chapitre sont conçus comme des personnages sérieux. Ils se trouvent dans les féeries écrites entre 1827 et 1829 : MZ et UK. Ces personnages sont inspirés de la mythologie et de la religion chrétienne, ils sont aussi influencés, particulièrement dans MZ, par les idéaux des Lumières. Des personnages mythologiques sérieux étaient déjà présents dans BZ et MF, où la personnification du mariage, Hyménée, apparaît sur scène à la fin. Le dieu Apollon dénoue l’intrigue de GF, et sa présence, qui plane sur toute la pièce, donne à la scène finale une dimension plus élevée. Cependant, leur place dans ces féeries reste très réduite. La différence avec les personnages surnaturels de ce chapitre réside dans la fonction qui leur est attribuée : ils ne sont pas seulement destinés à donner aux pièces une couleur mythologique, mais ils incarnent les principes du Bien et du Mal, selon une conception dualiste du monde. Ils reprennent et développent donc l’antagonisme esquissé dans GF, qui se décline en une série d’oppositions, entre lumière et obscurité, esprit et matière, éphémère et éternité. Le conflit dans la sph...

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