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De la banlieue stigmatisée à la cité démystifiée

La représentation de la banlieue des grands ensembles dans le cinéma français de 1981 à 2005

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David-Alexandre Wagner

Quelle est l’image des quartiers difficiles au cinéma ? Est-ce la même image, souvent stéréotypée et stigmatisée que celle qu’en donnent généralement les médias ? Les films de banlieue sont-ils aujourd’hui un nouveau genre au sein du cinéma français ? Comment a évolué l’image des personnes principaux, de la famille, des rapports hommes-femmes, ou de la violence et de la religion ? Comment sont abordées les questions d’intégration dans ces films ? Et que nous disent aussi l’usage de la musique, de l’architecture, ou les conditions de production et de réception des films de banlieue ?
C’est par l’analyse novatrice d’un vaste corpus de plus de 40 films, combinant tableaux statistiques et analyses de fond, que l’auteur tente de répondre à ces questions. De Laisse béton à Banlieue 13, en passant par Le Thé au harem d’Archimède, De Bruit et de fureur, La Haine, La Squale ou Ze film, l’auteur fait le pari d’une approche « totale » qui ne se limite pas à quelques films emblématiques.
Il en ressort une image hétérogène et nuancée des cités et de leurs habitants, radicalement différente de celle avancée généralement par les médias d’information, et qui remet à plat un bon nombre de stéréotypes. Par la construction progressive d’un espace cinématographique qui n’est pas (ou plus) le lieu menaçant de l’Autre, ces films invitent, dans un grand élan d’optimisme et de justice, à une réconciliation de la France avec ses banlieues.

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Annexes 407

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407 Annexes Annexe 1. Résumé des films du corpus Interdit aux moins de 13 ans ( Jean-Louis Bertucelli, 1982) 20 décembre. La banlieue où Louis habite est de celles qui, même à l’approche de Noël, conservent leur climat triste. Et Louis rêve de s’en échapper. D’arrêter ses livraisons de blanchisserie, de fuir Chantal, sa femme, avec laquelle depuis huit mois il n’a pas échangé trois mots, de partir pour le Liban dans le camion tout remis à neuf qu’il a repéré chez un garagiste du coin. L’argent ? L’argent, c’est simple. Une cagoule, un pistolet, les coffres de l’hypermarché voisin où Chantal travaille et où il vient livrer tous les jours. Mais là, ça tourne mal : il est reconnu ; il tire. Deux morts. Puis la fuite. Avec l’argent quand même. Car la voie est libre. Mais cette silhouette d’une vendeuse entraperçue dans le couloir ? . . . Et les flics qui n’arrivent pas. Elle n’aurait donc pas parlé ? Alors Louis, pour en avoir le coeur net, va aborder Lucie, la vendeuse de sapins, la seule qui a pu passer par là. Lucie, c’est une fille pas comme les autres. Indépendante. Forte. Capable de protéger Nonœil son petit frère, son demi-frère maghrébin, enfant des terrains vagues et des cités pour qui de temps en temps elle fait le strip tease afin d’arrondir ses fins de mois. Et Louis tombe amoureux de Lucie. Mais rien n’est simple. Ils se heurtent souvent. Ils se...

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