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Les années 1540 : regards croisés sur les arts et les lettres

Edited By Lorenz E. Baumer, Frédéric Elsig and Sabine Frommel

Co-édité par les unités d’archéologie classique et d’histoire de l’art, en partenariat avec l’équipe d’accueil Histara de l’Ecole pratique des Hautes Etudes à Paris, le volume réunit les actes d’un colloque organisé à Genève les 11 et 12 avril 2011. Il se focalise sur l’extraordinaire vitalité des années 1540. Cette décennie de transition a vu l’émergence de phénomènes capitaux et de véritables révolutions dans l’histoire culturelle de l’Occident, dans tous les domaines : de la religion aux sciences en passant par l’architecture et les arts visuels. Son identité reste néanmoins difficile à cerner. Pour tenter d’en préciser les contours, le volume aborde les arts et les lettres sous une pluralité de perspectives, rassemblant des compétences dans différentes disciplines. Son originalité consiste précisément à articuler des approches transversales autour d’un moment crucial et d’en mesurer les conséquences à long terme. Il viendra renouveler, par ce point de vue inhabituel, les études consacrées à la Renaissance.

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Jean Goujon et les modèles antiques: observations archéologiques sur la Fontaine des Innocents et la Tribune des Caryatides 217 LORENZ E. BAUMER

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217 Jean Goujon et les modèles antiques: observations archéologiques sur la Fontaine des Innocents et la Tribune des Caryatides LORENZ E. BAUMER Fig. 1. Représentation de la fontaine des Saints Innocents. Recueil édité sous le règne de Louis XIV (1643-1715). Versailles, châteaux de Versailles et de Trianon. Agence Photographique de la Réunion des musées nationaux. La Fontaine des Innocents près des Halles à Paris (fig. 1) et la Tribune des Caryatides (ou des musiciens) du Louvre (p. 197, fig. 3) partagent plusieurs aspects dont un surtout retient l’attention de l’archéologue: leur décor sculp- té, réalisé par Jean Goujon vers le milieu du XVIe siècle, montre de claires références à la sculpture antique, mais reprend des modèles plutôt inhabituels en introduisant des changements assez remarquables. Ces particularités 218 demandent une explication, car, en principe, suite à l’engagement de Prima- tice qui a moulé sur ordre de François Ier dans les années 1540-1543 les principaux chefs-d’œuvre des collections pontificales à Rome, un grand nombre de moulages et de fontes d’après l’antique auraient été disponibles à Paris et des reprises beaucoup plus précises facilement possibles. Se pose alors la question du message que le sculpteur et son commanditaire ont voulu donner par ce choix fait visiblement à dessein. La Fontaine des Innocents Quand Henri II fit son entrée officielle à Paris en 1549, son parcours a été décoré avec de nombreux monuments érigés...

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