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Les inégalités scolaires en Suisse

École, société et politiques éducatives

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Edited By Georges Felouzis and Gaële Goastellec

L’ouvrage propose d’examiner l’ampleur et les sources des inégalités scolaires en Suisse. Chaque auteur s’attache à comprendre les conditions de la réussite et de l’échec scolaire. En quoi l’accès aux diplômes et la maîtrise des savoirs dépendent-ils de facteurs « collectifs » comme le groupe d’appartenance des élèves – être un homme ou une femme, d’origine sociale aisée ou modeste, de parents migrants ou non, etc. ? En quoi dépendent-ils aussi des politiques éducatives et des conditions d’apprentissage qui en découlent ?
Les analyses portent sur les effets des politiques éducatives et identifient les facteurs qui favorisent, ou au contraire limitent, l’efficacité et l’équité de ces politiques. De ce point de vue, la diversité des systèmes éducatifs proposés par chaque canton en Suisse constitue un véritable « laboratoire scolaire » pour la sociologie de l’éducation, au sens où toutes les formes possibles d’organisation des scolarités sont présentes et peuvent ainsi être comparées pour rendre compte des mécanismes de production des inégalités scolaires.
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Chapitre 2: Ségrégation sociale et migratoire à Genève. Comment l’école participe-t-elle à la reproduction des inégalités?: Samuel Charmillot

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CHAPITRE 2

SÉGRÉGATION SOCIALE ET MIGRATOIRE À GENÈVE. COMMENT L’ÉCOLE PARTICIPE-T-ELLE À LA REPRODUCTION DES INÉGALITÉS?

Samuel Charmillot

INTRODUCTION

A Genève, comme dans le reste de la Suisse, les élèves immigrés et ceux issus de milieux socioéconomiques défavorisés ont des compétences scolaires plus faibles que les autres. Une partie de ces différences peut s’expliquer par le contexte de scolarisation, et en particulier par le niveau de ségrégation sociale et migratoire des établissements et des classes (Felouzis et al., 2011b). Les travaux s’intéressant aux effets de la composition du public d’élèves, ce qu’on appelle le school mix, ont montré que la manière de regrouper les élèves a un impact sur leurs performances et sur la production des inégalités (Thrupp, 1995). Les élèves les plus forts progressent plus lorsqu’ils sont scolarisés ensemble, tandis que la concentration d’élèves faibles mène à une diminution de leurs compétences.

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