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Références et thèmes des droites radicales au XX e siècle (Europe/Amériques)

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Edited By Olivier Dard

Après avoir abordé les droites radicales européennes et américaines au vingtième siècle sous l’angle des doctrinaires, des vulgarisateurs et des passeurs puis analysé l’internationalisation de leurs supports et de leurs vecteurs, l’objet de ce troisième volume du projet de recherche IDREA (Internationalisation des droites radicales – Europe/Amériques) a été d’étudier le caractère fédérateur d’un certain nombre de références et de thèmes. Réunissant une douzaine de chercheurs français, européens, comme américains du Nord et du Sud, issus de différentes disciplines, l’ouvrage s’attache à privilégier la mise en exergue de références et de thèmes transversaux au sein des droites radicales européennes et américaines depuis les lendemains du second conflit mondial. Cinq entrées sont proposées : Figures de chefs, Mémoire(s) et histoire(s) des régimes et des combats perdus, Antisémitisme et anticapitalisme, Conservatisme, radicalités et anticommunisme, L’Occident en questions.
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Le front de l’Est et l’extrême droite radicale française: propagande collaborationniste, lieu de mémoire et fabrique idéologique: Nicolas Lebourg, Jonathan Preda

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Le front de l’Est et l’extrême droite radicale française: propagande collaborationniste, lieu de mémoire et fabrique idéologique

Nicolas LEBOURG,* Jonathan PREDA

Après l’ouverture du front oriental, le 22 juin 1941, les principaux groupements collaborationnistes lancent ensemble la Légion des volontaires français contre le bolchevisme (LVF) qui constitue le 638e régiment de la 7e division de la Wehrmacht (6 000 hommes). Dans la France occupée, une intense propagande promeut la naissance de «l’Europe socialiste» à travers cet engagement des Français. En 1943, le IIIe Reich leur accorde le droit de rejoindre la Waffen-SS au sein de la division Frankreich (2 500 hommes). De cette dernière, la LVF et des Miliciens sont enfin versés dans la division Charlemagne de la Waffen-SS en novembre 1944 (moins de 8 000 hommes).1

Dans la France libérée, la collaboration militaire constitue l’une des marques d’infamie essentielles. En jugeant que la SS a constitué une organisation criminelle, le Tribunal de Nuremberg exclut la représentation de combattants ordinaires. Conséquemment, les collaborationnistes ayant combattu sur le front de l’Est doivent travailler à une narration des faits qui réhabilite leur capital social personnel et relégitime non pas le national-socialisme allemand, mais leur vision du monde. Les poursuites légales et la réprobation morale se conjuguent pour empêcher que ce travail se fasse par la voie de l’activisme politique. La révision historique du front de...

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