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Jazz, pouvoir et subversion de 1919 à nos jours / Jazz, Macht und Subversion von 1919 bis heute

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Pascale Cohen-Avenel

Pour la première fois, un ouvrage scientifique étudie le jazz et ses relations avec le pouvoir dans plus de 6 pays francophones, germanophones et russophones. Il s’interroge sur la valeur subversive du jazz dans la quête identitaire de la jeunesse contestataire, sur son rôle dans la propagande d’Etat de l’Est comme de l’Ouest, et dans la définition de soi des élites et des artistes des années 1920 à nos jours. Résolument internationale, la perspective choisie est également pluridisciplinaire.
Diese Studie widmet sich als erste in diesem Gebiet dem Jazz und seinen Beziehungen zu den Machthabern der jeweiligen Staaten. Der Fokus liegt auf verschiedenen deutsch-, französisch- sowie russischsprachigen europäischen Ländern. Untersucht wird, wie subversiv der Jazz in der Identitätssuche der Jugend wirkt, sowie seine Rolle in der staatlichen Propaganda, und in der Selbstdefinition der Eliten und der Künstler von den 1920er Jahren bis heute. Die Perspektive dieses Buches ist sowohl international wie interdisziplinär.
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Récritures, Jazz et Chorégraphie dans La Création du Monde (Paris, Ballets Suédois, 1923): Carole Maccotta

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CAROLE MACCOTTA

Le ballet La Création du Monde fut présenté au Théâtre des Champs Elysées à Paris, le 25 octobre 1923, par les Ballets Suédois. Placé sous l’auctorialité de l’écrivain Blaise Cendrars et inspiré d’une légende Fang du Gabon, il réunissait le peintre Fernand Léger, le compositeur Darius Milhaud et le chorégraphe Jean Börlin. Selon la critique cendrarcienne,1 le positionnement de Cendrars par rapport à l’Autre noir est parfois paternaliste mais surtout « ami »,2 celui d’un « spécialiste » de l’objet de connaissance qu’il constitue dans les années 1920,3 ou encore subversif (Christine Le Quellec Cottier). Cette dernière note au sujet du ballet La Création du Monde, inspiré de « La Légende des Origines » d’abord publiée dans l’Anthologie Nègre de Cendrars en 1921, qu’« en proposant La Création du Monde, Cendrars jette aux oubliettes la tradition Chrétienne au profit d’un rituel païen qui choqua » (xxii ; je souligne). De plus, la critique Ornella Volta souligne, toujours au sujet du ballet, qu’ ← 281 | 282 →

en adoptant sans précautions le point de vue d’une ethnie africaine pour décrire les origines de la vie, son auteur semblait en effet donner pour acquis le fait que le Premier Homme – celui que Dieu est censé avoir créé à son image – était noir. (37)

Les analyses du ballet semblent donc adopter et déplacer la thèse subversive attachée à l’œuvre...

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