Show Less
Restricted access

Le voyage à Crotone : découvrir la Calabre de l’Antiquité à nos jours- KROTON 1

Actes du Colloque international organisé par l’Unité d’archéologie classique du Département des sciences de l’Antiquité- Université de Genève, 11 mai 2012

Series:

Edited By Lorenz E. Baumer, Patrizia Birchler Emery and Matteo Campagnolo

La cité de Crotone et son arrière-pays se trouvent au cœur d’un projet de recherches initié par l’Unité d’archéologie classique de l’Université de Genève, sous la direction du professeur Lorenz E. Baumer et du Dr. Domenico Marino, Archéologue Directeur de l’Office territorial de Crotone et Sila de la Surintendance pour le patrimoine archéologique de la Calabre. Le projet prévoit, outre les recherches archéologiques, une exploration des sources écrites citant Crotone, textes anciens et textes de voyageurs.
Un premier volet des travaux a vu l’organisation d’un colloque international en 2012 à l’Université de Genève, réunissant des spécialistes, philologues, historiens de l’Antiquité, archéologues, pour discuter du voyage et des voyageurs à Crotone. Si la majeure partie des contributions s’intéresse aux voyageurs des temps modernes, les visiteurs de l’Antiquité sont aussi évoqués, mythiques ou réels, et leurs motivations analysées et comparées à celles des « touristes » plus récents : on constate ainsi que la réputation de Pythagore a attiré des personnages prestigieux à Crotone de l’Antiquité à nos jours et que la mauvaise réputation de Crotone, attribuée souvent aux voyageurs nord-européens du Grand Tour, est en fait déjà attestée à l’époque impériale romaine.
Cela dit, les récits des explorateurs intrépides qui se sont rendus dans cette contrée réputée hostile et dangereuse n’en sont donc que plus précieux. Les contributions de cet ouvrage en présentent quelques-uns, en questionnant leurs motivations et leur rapport au voyage, tout en élargissant le thème par l’évocation des voyageurs antiques, permettant ainsi une mise en perspective des raisons du voyage à Crotone.
Show Summary Details
Restricted access

« To tell you the truth, I wish I were fairly back at Naples ». Les voyages d’Henry Swinburne dans les Deux-Siciles (1777–1778): Stefano O. Condorelli

Extract

STEFANO O. CONDORELLI

« To tell you the truth, I wish I were fairly back at Naples ». Les voyages d’Henry Swinburne dans les Deux-Siciles (1777–1778)

D’Hamsterley à Naples, en passant par la France et l’Espagne

Le 28 décembre 1776 en fin de journée, un trois-mâts de location entre dans le port de Naples avec à son bord une famille de riches Anglais accompagnés de leurs serviteurs et de leurs chevaux. Pour la mère et les enfants il s’agit du premier contact avec l’Italie ; le père, Henry Swinburne, a déjà séjourné dans la Péninsule, mais c’est la première fois qu’il se rend au sud de Florence1.

Swinburne est, à cette date, un homme de trente-trois ans doté d’une solide culture classique et artistique et d’une belle fortune. Né à Bristol en 1743, quatrième fils d’une famille catholique de la petite noblesse anglaise, il avait d’abord étudié dans une grammar school du Yorkshire, puis, en France, au séminaire du monastère de Lacelle2. Il est possible qu’en tant que cadet ses parents l’avaient destiné à prendre l’habit monastique. Toutefois, la mort de sa mère en 1761 (son père était décédé en 1744), puis de son frère aîné en 1763 marquent un tournant dans son destin. Henry hérite en effet d’une pension annuelle ainsi que du domaine d’Hamsterley dans le comté de Durham. Grâce à cette indépendance financière, il...

You are not authenticated to view the full text of this chapter or article.

This site requires a subscription or purchase to access the full text of books or journals.

Do you have any questions? Contact us.

Or login to access all content.