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Guerres dans le monde ibérique et ibéro-américain

Actes du XXXVe Congrès de la S. H. F.

Edited By Florence Belmonte, Karim Benmiloud and Sylvie Imperato-Prieur

Cet ouvrage réunit les travaux du XXXV e Congrès de la Société des Hispanistes Français (S. H. F.) qui s’est tenu à l’Université Paul Valéry – Montpellier 3 du 20 au 22 mai 2011. Il rassemble une cinquantaine d’articles qui portent non seulement sur l’Espagne, mais aussi sur l’ensemble de la Péninsule Ibérique, sur l’Amérique hispanophone et les territoires lusophones, du XVI e au XXI e siècle. Le volume est divisé en quatre chapitres, « Faire la guerre », « Dire la guerre », « Représenter la guerre » et « Sortir de la guerre », qui recouvrent une large part des champs disciplinaires auxquels s’attache l’hispanisme (Histoire, civilisation, littérature, théâtre, arts plastiques, peinture, musique, cinéma).
L’ouvrage comprend notamment de nombreux articles sur la guerre civile espagnole et le franquisme (dont les deux conférences plénières), mais aussi d’importantes contributions sur l’ensemble du monde ibérique et ibéro-américain (Portugal, Argentine, Colombie, Cuba, Mexique, Paraguay, Pérou, etc.).
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La Guerre Civile d’Espagne dans la presse d’Oran en Algérie (1936-1939) (Charles Leselbaum)

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Université de Paris Sorbonne

Au début du siècle et jusqu’en 1936 il y a une forte population espagnole à Oran, de l’ordre de 25.000 à 30.000 personnes, plus de la moitié de la population européenne, et l’on comprend bien qu’en 1931 à l’avènement de la République espagnole et en 1936 lors du début de la guerre d’Espagne le retentissement dans la ville est immense. Il faut également souligner que cette population espagnole a soit gardé sa nationalité d’origine, soit demandé à bénéficier de la nationalité française. On parle alors des néo-français un peu méprisés par les Français d’origine métropolitaine. Dans ce contexte, l’arrivée du Front populaire en Espagne comme en France ne pouvait laisser indifférents les habitants de la ville. Francis Koerner, historien de l’extrême-droite en Oranie entre 1936-1940, dresse le tableau politique de la ville à la veille de la Guerre Civile espagnole :

Connu pour son républicanisme ardent à l’avant-garde du sursaut national et impérial de 1870, le département d’Oran change de visage politique sous la IIIe République. Il se retranche peu à peu derrière un conservatisme satisfait en même temps que se constitue la grande propriété viticole (1880-1900). Obstruction à la politique libérale des gouverneurs généraux, et affrontements autour de la mairie d’Oran sont les seuls moments où l’intérêt politique dispute la place aux statistiques rassurantes...

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