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Guerres dans le monde ibérique et ibéro-américain

Actes du XXXVe Congrès de la S. H. F.

Edited By Florence Belmonte, Karim Benmiloud and Sylvie Imperato-Prieur

Cet ouvrage réunit les travaux du XXXV e Congrès de la Société des Hispanistes Français (S. H. F.) qui s’est tenu à l’Université Paul Valéry – Montpellier 3 du 20 au 22 mai 2011. Il rassemble une cinquantaine d’articles qui portent non seulement sur l’Espagne, mais aussi sur l’ensemble de la Péninsule Ibérique, sur l’Amérique hispanophone et les territoires lusophones, du XVI e au XXI e siècle. Le volume est divisé en quatre chapitres, « Faire la guerre », « Dire la guerre », « Représenter la guerre » et « Sortir de la guerre », qui recouvrent une large part des champs disciplinaires auxquels s’attache l’hispanisme (Histoire, civilisation, littérature, théâtre, arts plastiques, peinture, musique, cinéma).
L’ouvrage comprend notamment de nombreux articles sur la guerre civile espagnole et le franquisme (dont les deux conférences plénières), mais aussi d’importantes contributions sur l’ensemble du monde ibérique et ibéro-américain (Portugal, Argentine, Colombie, Cuba, Mexique, Paraguay, Pérou, etc.).
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Mots de la guerre, mots en guerre dans la poésie d’Ángel González (Bénédicte Mathios)

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← 360 | 361 → BÉNÉDICTE MATHIOS

Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand

La guerre comme objet de représentation se multiplia pendant la guerre civile espagnole, sous les plumes des poètes franquistes et des poètes républicains. Au début de l’après-guerre, du camp victorieux émanent des poèmes de glorification au pouvoir, où la guerre est remémorée (chez Dionisio Ridruejo, Luis Felipe Vivanco, Adriano del Valle…), pendant que d’autres poètes représentent entre autres thèmes l’exil (voir chez Rafael Alberti, dans Entre el clavel y la espada, 1939-1940, le départ d’une Espagne « peau de taureau » en flammes1), et plus tard, dans les années 1950 et au-delà, la guerre subie lors de leur enfance2 (Eugenio de Nora, José Agustín Goytisolo, Jaime Gil de Biedma…). Après 19753, la guerre resurgit dans la poésie espagnole : les voix des poètes (celle d’Antonio Gamoneda, entre autres4), tout en étant différentes, réveillent une inquiétude ancienne face au temps présent, suivie du retour dans les années 1980 d’une forme de conscience sociale5, dans une poésie dite « entrometida », par exemple chez un poète tel que Fernando Beltrán6.

Né en 1925, Ángel González était enfant pendant la guerre civile. La guerre a touché sa famille, et l’a marqué sur le plan personnel. Aussi apparaît-elle, ← 361 | 362 → inévitablement, dans son œuvre poétique, comme il le commente lui-même7. Parmi les...

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