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Guerres dans le monde ibérique et ibéro-américain

Actes du XXXVe Congrès de la S. H. F.

Edited By Florence Belmonte, Karim Benmiloud and Sylvie Imperato-Prieur

Cet ouvrage réunit les travaux du XXXV e Congrès de la Société des Hispanistes Français (S. H. F.) qui s’est tenu à l’Université Paul Valéry – Montpellier 3 du 20 au 22 mai 2011. Il rassemble une cinquantaine d’articles qui portent non seulement sur l’Espagne, mais aussi sur l’ensemble de la Péninsule Ibérique, sur l’Amérique hispanophone et les territoires lusophones, du XVI e au XXI e siècle. Le volume est divisé en quatre chapitres, « Faire la guerre », « Dire la guerre », « Représenter la guerre » et « Sortir de la guerre », qui recouvrent une large part des champs disciplinaires auxquels s’attache l’hispanisme (Histoire, civilisation, littérature, théâtre, arts plastiques, peinture, musique, cinéma).
L’ouvrage comprend notamment de nombreux articles sur la guerre civile espagnole et le franquisme (dont les deux conférences plénières), mais aussi d’importantes contributions sur l’ensemble du monde ibérique et ibéro-américain (Portugal, Argentine, Colombie, Cuba, Mexique, Paraguay, Pérou, etc.).
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Au fil de trente ans d’écriture narrative : Merino et la guerre (Natalie Noyaret)

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Université de Caen

Une lecture des romans et nouvelles publiés par José María Merino depuis ses débuts dans la prose narrative en 1976 permet de constater que la guerre occupe une place non négligeable dans son œuvre. Quoi de plus normal d’ailleurs si l’on considère qu’« à partir des années 80, la mémoire composite des guerres devient un enjeu déterminant pour une littérature qui accompagne la fin d’un siècle et en propose à sa façon le bilan »1 ? Quoi de plus normal aussi de la part d’un écrivain qui, né en 1941, n’a certes pas connu la Guerre civile mais a été le dépositaire des histoires de guerre que lui racontaient ses parents, et qui a toujours vu dans la littérature un chemin idéal pour assumer les tragédies de l’histoire ? Or, ce ne sont pas seulement les guerres de son pays ou encore de sa terre d’origine que l’écrivain de León prend en charge par la voie de la fiction romanesque, mais aussi d’autres guerres, toutes les guerres.

La guerre entre dans l’œuvre de Merino à travers son deuxième roman, El caldero de oro (1981), où, prenant appui sur ces autres formes de guerre que constituent certains combats d’aujourd’hui, il met en scène un homme de sa terre, mortellement blessé lors d’une tentative de sabotage d’une centrale nucléaire implantée dans la...

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