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Traduire les savoirs

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Edited By Danielle Londei and Matilde Callari Galli

Cet ouvrage présente quelques-unes des nombreuses problématiques de la traduction contemporaine, de l’interprétation des diversités culturelles aux questions posées par les transmissions et les traductions des savoirs. Il s’agit d’offrir une réflexion sur les différentes formes de médiations culturelles qui sont spécifiques des comportements humains et de la communication, tant dans les langages que dans l’écriture ou d’autres formes expressives.
La traduction est omniprésente, pluridisciplinaire ; elle répond à la complexité de la communication et de l’interculturalité et elle interroge les diversités culturelles qui cohabitent, se contaminent et disparaissent.
La pensée et les savoirs sont au centre de ces questions et la compétence à les traduire ou à les interpréter devient une aire de recherche qui dépasse le champ strictement professionnel pour s’étendre au domaine des sciences humaines et sociales ou à celui des arts.

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Etienne KLEIN Peut-on traduire la physique moderne avec des mots? 149

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149 Etienne KLEIN Peut-on traduire la physique moderne avec des mots? Tout le monde n’a pas le bonheur de parler chinois dans sa langue. Jacques Lacan Je suis physicien, un physicien qui écrit des livres, et cette profession qui est la mienne me rend incapable d’esquisser quelque «théorie de la traduction» que ce soit, ou même de donner des aperçus éclairés sur la question, d’autant que je ne suis guère doué pour les langues. Je ne saurais pas davantage engager quelque variation nouvelle sur le thème rebattu de «l’incommunicabilité» entre les langues, ou entre les sciences – en l’occurrence la physique moderne – et les langues vernaculaires. Mais la question de la traduction m’a suffisamment intéressé pour que je devienne conscient qu’elle «n’est nullement ce petit événe- ment inoffensif pour lequel on le prend encore de nos jours», pour reprendre les mots de Heidegger (1962: 21). La traduction est à l’évi- dence une authentique activité intellectuelle. Je crois même qu’on pourrait aller jusqu’à dire qu’elle est l’activité la plus proche de la pensée. S’agissant de la physique – je veux parler de la traduction littéraire de la physique, c’est-à-dire de sa vulgarisation, de sa mise en phrases dépourvues d’équations, mais si possible justes et élé- gantes –, cette dernière a un objectif dont l’ambition peut sembler démesurée: elle consiste à concevoir et à élaborer rien de moins qu’une sorte de «sel» qui soit capable de rendre aux id...

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