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Traduire les savoirs

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Edited By Danielle Londei and Matilde Callari Galli

Cet ouvrage présente quelques-unes des nombreuses problématiques de la traduction contemporaine, de l’interprétation des diversités culturelles aux questions posées par les transmissions et les traductions des savoirs. Il s’agit d’offrir une réflexion sur les différentes formes de médiations culturelles qui sont spécifiques des comportements humains et de la communication, tant dans les langages que dans l’écriture ou d’autres formes expressives.
La traduction est omniprésente, pluridisciplinaire ; elle répond à la complexité de la communication et de l’interculturalité et elle interroge les diversités culturelles qui cohabitent, se contaminent et disparaissent.
La pensée et les savoirs sont au centre de ces questions et la compétence à les traduire ou à les interpréter devient une aire de recherche qui dépasse le champ strictement professionnel pour s’étendre au domaine des sciences humaines et sociales ou à celui des arts.

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Jacqueline VISCONTI La traduction juridique: entre lexique et textualité 325

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325 Jacqueline VISCONTI La traduction juridique: entre lexique et textualité En diachronie La traduction a pour l’histoire de l’italien juridique une importance particulière: la langue juridique naît, en effet, d’une opération de tra- duction. La figure du notaire occupe une place de choix dans cette opération. Comme l’a relevé Piero Fiorelli (cf., par exemple, Fiorelli 2008: 20), le notaire de l’époque des Communes, outre à rédiger des procès-verbaux, des statuts et d’autres textes en latin, avait la tâche d’illustrer le contenu et les clauses de ces documents à ses clients, marchands et citoyens, généralement ayant peu d’expérience avec la langue latine. Le texte latin en main ou sur un pupitre, le notaire paraphrasait les termes et les constructions, les traduisant à l’instant quand il en donnait lecture publiquement. De la lecture à haute voix en vulgaire à la transcription en vulgaire, jusqu’à l’adoption du texte vulgaire comme le seul faisant foi (ibid.: 20-21; 77 et suiv.): le der- nier statut en latin remonte à 1566. C’est ainsi que se forme le noyau du lexique technique juridique italien. Pour certains termes la déri- vation est directe: «civitas» > «città», «comitatus» > «contado», «re- cidere» > «ricevere», «datio» > «dazione»; pour d’autres un suffixe change: «camerarius» > «camarlingo», «castrum» > «castello», «ex- timatio» > «stima»; d’autres encore sont des innovations: «curia» > «corte», «solvere» > «pagare» (ibid.: 377). L’analyse de certains documents bilingues du XVIIIe siècle nous permet de saisir que, dès cette époque-là, l’on ressentait le problème de la transposition de...

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