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Koltès maintenant et autres métamorphoses

Actes des colloques de l’université de Caen Basse-Normandie et de Paris-Diderot, Paris 7

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Edited By Yannick Butel, Christophe Bident, Christophe Triau and Arnaud Maïsetti

En France, 2009 aura été « l’année Koltès ». Une année pour rappeler la vitalité et l’actualité d’une œuvre, la fascination qu’elle exerce toujours sur les lecteurs et les metteurs en scène. Les colloques de Caen ( Bernard-Marie Koltès : Démons, Chimères et autres métamorphoses, octobre 2009) et de Paris 7 ( Koltès, maintenant, novembre 2009) ont ainsi été des moments d’échanges et de réflexions sur un théâtre qui n’en finit pas d’interpeller les universitaires, les chercheurs, les praticiens, les acteurs... Revenant sur les textes et leur mise en scène, sur les traductions, sur la correspondance et sur les enjeux que soulève cette écriture poétique et cinématographique, les contributions qui sont rassemblées dans ce livre témoignent de la pluralité des lectures qu’offre l’œuvre de Bernard-Marie Koltès. Regards parfois nouveaux où l’œuvre esthétique et poétique est articulée au mouvement de l’Histoire, à celle aussi que connut Bernard-Marie Koltès.

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Cyril Desclés Qui a peur de Bernard-Marie Koltès ? 27

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27 Qui a peur de Bernard-Marie Koltès ? Cyril Desclés* L’illusion est de croire que les choses se sont faites comme elles sont faites, qu’elles sont nées comme elles se laissent analyser, morceau par morceau, rétroactivement, comme si l’alphabet précédait la phrase, comme si la décision précédait l’action, comme si la partie précédait le tout, comme si l’effet précédait la cause, comme si les raisons de vivre précédait la vie même. Raphaël Enthoven, L’Endroit du décor, Gallimard, 2009 Il est indéniable qu’après un « boom » incontestable dans les années 1990, où Koltès semblait apparaître, selon l’expression de Joseph Danan, comme le « contemporain de référence »1, au point qu’on avait alors sérieusement envisagé de l’interdire au concours d’entrée du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique, on observe, ces derniers temps, un certain désintérêt pour l’œuvre de cet auteur. Car à l’exception de quelques manifestations sporadiques à l’occasion de l’Année Koltès commémorant les vingt ans de la disparition du dra- maturge, on relève dernièrement peu de productions sur les scènes françaises. « Koltès, ça, c’est un auteur, mais je ne le programmerai pas : il est dépassé », pouvait récemment répondre le directeur d’une scène nationale2. Si l’auteur est ainsi souvent évacué des scènes, on remarquera également que la théorie récente sur les...

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