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Koltès maintenant et autres métamorphoses

Actes des colloques de l’université de Caen Basse-Normandie et de Paris-Diderot, Paris 7

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Edited By Yannick Butel, Christophe Bident, Christophe Triau and Arnaud Maïsetti

En France, 2009 aura été « l’année Koltès ». Une année pour rappeler la vitalité et l’actualité d’une œuvre, la fascination qu’elle exerce toujours sur les lecteurs et les metteurs en scène. Les colloques de Caen ( Bernard-Marie Koltès : Démons, Chimères et autres métamorphoses, octobre 2009) et de Paris 7 ( Koltès, maintenant, novembre 2009) ont ainsi été des moments d’échanges et de réflexions sur un théâtre qui n’en finit pas d’interpeller les universitaires, les chercheurs, les praticiens, les acteurs... Revenant sur les textes et leur mise en scène, sur les traductions, sur la correspondance et sur les enjeux que soulève cette écriture poétique et cinématographique, les contributions qui sont rassemblées dans ce livre témoignent de la pluralité des lectures qu’offre l’œuvre de Bernard-Marie Koltès. Regards parfois nouveaux où l’œuvre esthétique et poétique est articulée au mouvement de l’Histoire, à celle aussi que connut Bernard-Marie Koltès.

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Hervé Joubert-Laurencin Cinéma Koltès 1 (Citizen Koltès) 87

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87 Cinéma Koltès 1 (Citizen Koltès) Hervé Joubert-Laurencin 1. J’entre dans le Cinéma Koltès comme dans une salle de quartier que Serge Daney aurait arpentée en jeune pédéraste cinéphile avant même d’imaginer écrire une critique de cinéma (mais néanmoins déjà persuadé, comme tout cinéphile né après 1945, de la puissance de son verbe et de son goût), un peu comme j’imagine le jeune Koltès à travers la lecture de ses lettres : un auteur fulgurant, entrevoyant par éclairs sa vie future, et qui déjà « entend passer l’aile du ‹ cela aura été ›1 ». 2. Une fois entré dans le Cinéma Koltès, je me retrouve perdu au royaume des morts. Les titres, qui m’accueillent comme des portes, me le disent : « Récits morts », « Rêves égarés », « La Nuit perdue ». Non pas la perte, l’erreur, le deuil, chez ce jeune homme qui va au cinéma et compte faire du cinéma, met en chantier un film à grand spectacle avec sa troupe à l’âge de 25 ans, mais la perdition. Se per- dre pour ne rien laisser perdre : aller chez les morts pour apprendre à connaître par le biais des impressions fortes. Comparons ce que l’écrivain Koltès, futur cinéaste, voit chez l’écri- vain Gorki et ce que le même écrivain Gorki voit par une prémoni- tion immédiate dans le cinéma à peine né. 1 Serge Daney, Pers...

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