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Koltès maintenant et autres métamorphoses

Actes des colloques de l’université de Caen Basse-Normandie et de Paris-Diderot, Paris 7

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Edited By Yannick Butel, Christophe Bident, Christophe Triau and Arnaud Maïsetti

En France, 2009 aura été « l’année Koltès ». Une année pour rappeler la vitalité et l’actualité d’une œuvre, la fascination qu’elle exerce toujours sur les lecteurs et les metteurs en scène. Les colloques de Caen ( Bernard-Marie Koltès : Démons, Chimères et autres métamorphoses, octobre 2009) et de Paris 7 ( Koltès, maintenant, novembre 2009) ont ainsi été des moments d’échanges et de réflexions sur un théâtre qui n’en finit pas d’interpeller les universitaires, les chercheurs, les praticiens, les acteurs... Revenant sur les textes et leur mise en scène, sur les traductions, sur la correspondance et sur les enjeux que soulève cette écriture poétique et cinématographique, les contributions qui sont rassemblées dans ce livre témoignent de la pluralité des lectures qu’offre l’œuvre de Bernard-Marie Koltès. Regards parfois nouveaux où l’œuvre esthétique et poétique est articulée au mouvement de l’Histoire, à celle aussi que connut Bernard-Marie Koltès.

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Pierre Katusewski Le Rouquin dans Sallinger de Bernard-Marie Koltès : une meneuse de revue 245

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245 Le Rouquin dans Sallinger de Bernard-Marie Koltès : une meneuse de revue Pierre Katusewski Der Spiegel : est-ce que Koltès se penche sur la question de la mort ? Koltès : Pas du tout. Je trouve que c’est terriblement banal.1 Que lit-on sur le personnage du Rouquin, indiqué comme « mort de la veille » dans la liste des personnages et omniprésent dans Sallinger2 ? Très peu de choses. Citons Jean-Christophe Saïs qui monta la pièce en 2001 au Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis : le véritable thème de Sallinger c’est précisément la mort : la famille endeuillée par la mort d’un fils [Le Rouquin] qui vient de se suicider. Du coup, chaque membre de la famille réagit comme il peut. Leslie, le frère, mais aussi le fils, c’est au fond le passage à l’âge adulte, la fin de l’adolescence.3 Pour sa part, Anne-Françoise Benhamou fait du deuil l’élément cen- tral de la pièce : Un jeune homme, le Rouquin, s’est tué en laissant derrière lui une famille incon- solable et une jeune veuve éplorée qui se disputent sa mémoire. Le suicidé, en quelques apparitions énigmatiques (est-ce un spectre ou une pure hallucination des survivants ?) tente en insultant les uns et les autres d’empêcher qu’on s’ar- range avec sa mort. En vain, tous se drapent dans leur deuil.4 1 Bernard-Marie Koltès, Une part de ma vie, entretiens (1983-1989), Paris, Les éditions de Minuit, 1999,...

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