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Koltès maintenant et autres métamorphoses

Actes des colloques de l’université de Caen Basse-Normandie et de Paris-Diderot, Paris 7

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Edited By Yannick Butel, Christophe Bident, Christophe Triau and Arnaud Maïsetti

En France, 2009 aura été « l’année Koltès ». Une année pour rappeler la vitalité et l’actualité d’une œuvre, la fascination qu’elle exerce toujours sur les lecteurs et les metteurs en scène. Les colloques de Caen ( Bernard-Marie Koltès : Démons, Chimères et autres métamorphoses, octobre 2009) et de Paris 7 ( Koltès, maintenant, novembre 2009) ont ainsi été des moments d’échanges et de réflexions sur un théâtre qui n’en finit pas d’interpeller les universitaires, les chercheurs, les praticiens, les acteurs... Revenant sur les textes et leur mise en scène, sur les traductions, sur la correspondance et sur les enjeux que soulève cette écriture poétique et cinématographique, les contributions qui sont rassemblées dans ce livre témoignent de la pluralité des lectures qu’offre l’œuvre de Bernard-Marie Koltès. Regards parfois nouveaux où l’œuvre esthétique et poétique est articulée au mouvement de l’Histoire, à celle aussi que connut Bernard-Marie Koltès.

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Isma’il Connor US Koltès Project Entretien avec Isma’il Ibn Conner, par Amin Erfani 315

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US Koltès Project Entretien avec Isma’il Ibn Conner*, par Amin Erfani Traduction de l’anglais par Aurélie Gillet Ma première rencontre avec le monde de Koltès a eu lieu en 2000, à une époque où j’avais décidé de faire le métier d’acteur. Je suis venu au 7 Stages Theatre à Atlanta, USA, où j’ai rencontré Del Hamilton, le directeur artistique, et je l’ai harcelé tous les jours pour qu’il m’ac- corde une audition. Je n’avais à cette époque absolument aucune formation d’acteur, aucune expérience du théâtre. Je savais seule- ment que je voulais être acteur. J’ai donc passé des auditions pour quelques pièces – l’une était In Berlin, je n’ai pas eu le rôle. L’autre pièce, sud-africaine, Sweat, était mise en scène par un jeune français en pleine ascension : Arthur Nauzyciel. Il était assis dans cette salle de théâtre, ici-même, et faisait passer des auditions pour la pièce qu’il voulait monter, Combat de nègre et de chiens, de Bernard Marie Koltès. Il était donc venu assister à l’audition de Sweat, et durant cette audition il y a eu une dispute entre moi et le metteur en scène et auteur de Sweat : il me reprochait d’être un acteur trop « rigide ». On hurlait l’un sur l’autre sur scène. Je suis sûr que j’étais mauvais, hor- rible même, je ne connaissais rien au théâtre ou au métier d’acteur à l’époque. Arthur, qui avait...

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