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La Parataxe

Tome 2- Structures, marquages et exploitations discursives

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Edited By Marie-José Béguelin, Mathieu Avanzi and Gilles Corminboeuf

La parataxe associe des constructions en l’absence de tout marqueur explicite de dépendance : Vous m’appelez, je viens ; Aide-toi, le ciel t’aidera ; Il y a un souci, c’est que la robe est trop large, ou encore : Tu le verrais, il est adorable. Les modèles grammaticaux traditionnels rencontrent leurs limites face à ces tours binaires, à cheval entre micro- et macro-syntaxe. Faut-il y voir des juxtapositions de phrases ou de sous-phrases ? des coordinations sans marqueurs ou des subordinations implicites ? Les enjeux théoriques sont ici très importants : définition des unités pertinentes, rôles de l’intonation, conditions des coalescences entre clauses... Issu des réflexions lancées lors du Colloque international de Neuchâtel (12-15 février 2007), cet ouvrage de synthèse procède à un large bilan critique, allant des acquis de la philologie classique aux avancées récentes de la recherche en syntaxe de l’oral, en prosodie, en sémantique, en linguistique diachronique.
Le tome 2 Structures, marquages et exploitations discursives étudie une série de constructions semi-ritualisées du français (hypothétiques, corrélatives, structures « à dispositif », etc.), que ce soit d’un point de vue syntaxique, sémantique ou prosodique. Deux chapitres sont en outre consacrés à la traduction des parataxes ainsi qu’à leur pertinence interactionnelle.

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SECTION 8: LANGAGE EN CONSTRUCTION

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SECTION 8 LANGAGE EN CONSTRUCTION La parataxe dans l’écriture à l’école, entre énonciation première et reformulations Claire DOQUET-LACOSTE CNRS Item UMR 8132 – IUFM de Bretagne Les travaux de syntaxe sur l’oral ont montré l’importance des phénomènes limitrophes de l’hypotaxe et de la parataxe, en particulier l’ensemble des constructions clivées ou pseudo-clivées (Blanche-Benveniste, 1997). Ils ont également mis en cause l’opposition convenue entre un oral simple, para- taxique, et un écrit complexe, hypotaxique (Auer, 2002), dans laquelle Gadet voit «l’idée d’une complexification progressive entre parataxe, coor- dination et subordination» (Gadet, 1992: 123). Une des questions est de savoir si cette conception peut éventuellement se justifier pour des secteurs spécifiques de la pratique langagière. Nous allons nous pencher ici sur un corpus qui partage avec la parataxe l’a priori de la simplicité, voire du sim- plisme: le discours enfantin, et plus précisément son énonciation écrite. C’est donc d’écriture qu’il va s’agir ici, et plus précisément d’écriture scolaire1. Nous allons examiner l’écriture de différents textes par des élèves de 10 ans en nous attachant à la production d’énoncés parataxiques, au sens le plus courant d’énoncés où se trouvent couplées au moins deux constructions prédica- tives, en l’absence de toute marque segmentale de subordination2. La parataxe sera donc classiquement opposée à l’hypotaxe, soit le couple juxtaposition/ coordination vs l’enchâssement3. L’analyse se limitera à la parataxe intra- 1 Le terme d’écriture...

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