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Le portrait individuel

Réflexions autour d’une forme de représentation XIII e -XV e siècles

Edited By Dominic Olariu

Les portraits de la fin du Moyen Âge diffèrent aussi bien des réalisations antérieures que de celles de la Renaissance. À la fois inscrits dans la tradition religieuse et reflétant une nouvelle vision du monde plus profane, ils se présentent comme des représentations novatrices de l’homme préfigurant les périodes ultérieures.
Par-delà les expressions (dévotion, réalisme, art de cour) qui évoquent habituellement ces portraits les actes du colloque réunissant les contributions de spécialistes internationaux en une approche moins convenue montrent comment le portrait fut au cœur de la pensée et de la production d’une époque charnière.

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15 JEAN-CLAUDE SCHMITT LA MORT, LES MORTS ET LE PORTRSIT

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15 1 Erich Auerbach, Mimésis : la représentation de la réalité dans la littérature occidentale, Paris, Gallimard 1968 [premièrement paru en langue allemande, Berne 1946], p. 549–553. Jean-cLauDe Schmitt La mORt, LeS mORtS et Le pORtRait Dans son célèbre ouvrage de 1946, Mimésis : la représentation de la réalité dans la littérature occidentale, Erich Auerbach soutient que la conception antique et rhétorique de l’imitation de la réalité – la « mimésis » – dont la théorie remonte au livre X de la République de Platon et a été ensuite trans- mise par Cicéron à la latinité classique, a été battue en brèche dans le Moyen Âge chrétien par une autre conception qu’exprime le mot « figura » : ce qui l’emporte désormais est une « conception figurative de la réalité », selon laquelle « un événement qui s’est passé sur la terre ne signifie pas seulement cet événement même, mais aussi, et sans préjudice de la réalité concrète hic et nunc, un autre événement qu’il annonce ou qu’il répète en le confirmant ; le rapport entre les événements n’est pas envisagé essen- tiellement comme un développement temporel ou causal, mais comme formant une unité au sein du plan divin, dont tous les événements consti- tuent des parties ou des reflets ; leur connexion terrestre immédiate est de moindre importance, et la connaissance de celle-ci est quelques fois tout à fait superflue...

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