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Le portrait individuel

Réflexions autour d’une forme de représentation XIII e -XV e siècles

Edited By Dominic Olariu

Les portraits de la fin du Moyen Âge diffèrent aussi bien des réalisations antérieures que de celles de la Renaissance. À la fois inscrits dans la tradition religieuse et reflétant une nouvelle vision du monde plus profane, ils se présentent comme des représentations novatrices de l’homme préfigurant les périodes ultérieures.
Par-delà les expressions (dévotion, réalisme, art de cour) qui évoquent habituellement ces portraits les actes du colloque réunissant les contributions de spécialistes internationaux en une approche moins convenue montrent comment le portrait fut au cœur de la pensée et de la production d’une époque charnière.

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103 ENRICO CAStELNUOVO LES PORTRAITS INDIVIDUELS DE GIOTTO

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103 1 « Propter quid imagines faciei faciunt : Utrum quia hec ostendit quales quidam sunt aut quia his maxime cognoscuntur. » 2 Johannes Thomann, « Pietro d’Abano on Giotto », Journal of the Warburg and Courtauld Institutes, 54, 1991, p. 238–244 ; Hubert Steinke, « Giotto und die Pyhsiognomik », Zeitschrift für Kunstgeschichte, 59, 1996, p. 523–547 ; Enrico Castelnuovo, « Propter quid imagines faciei faciunt. Aspetti del ritratto pittorico nel Trecento », Le metamor- fosi del ritratto, éd. R. Zorzi, Florence, Olschki 2002, p. 33–50 ; Serena Romano, La O di Giotto, Milan, Electa 2008, p. 129–143. 3 Thomann, « Pietro d’Abano », op. cit. note 2, p. 239, et note 11. enRicO caSteLnuOVO LeS pORtRaitS inDiViDueLS De giOttO « Pour quelle raison les hommes aiment-ils réaliser des images de leur visage ? Parce qu’elles montrent quel genre d’hommes ils sont ou parce qu’elles permettent de mieux les reconnaître. »1 Cette question, suivie – comme on vient de le voir – de deux réponses possibles, figure dans un texte longtemps attribué à Aristote, bien qu’il ne soit sûrement pas de lui, à savoir les Problemata physica.2 C’est à ce texte, traduit en latin par Bartolomeo de Messine à la cour de Frédéric II, que Pietro d’Abano, médecin et savant bien connu, consacra un vaste commentaire dans son Expositio problematum Aristotelis, rédigé à Paris et à Padoue entre la fin du XIIIe et le début du XIVe siècle, et achevé à Padoue autour de 1310. Dès le XVe siècle, les rapports entre Pietro d’Abano et Giotto lors...

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