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Le portrait individuel

Réflexions autour d’une forme de représentation XIII e -XV e siècles

Edited By Dominic Olariu

Les portraits de la fin du Moyen Âge diffèrent aussi bien des réalisations antérieures que de celles de la Renaissance. À la fois inscrits dans la tradition religieuse et reflétant une nouvelle vision du monde plus profane, ils se présentent comme des représentations novatrices de l’homme préfigurant les périodes ultérieures.
Par-delà les expressions (dévotion, réalisme, art de cour) qui évoquent habituellement ces portraits les actes du colloque réunissant les contributions de spécialistes internationaux en une approche moins convenue montrent comment le portrait fut au cœur de la pensée et de la production d’une époque charnière.

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191 NORBERT SCHNEIDER AEQUALITAS CONTRIBUTION À L'ART DU PORTRAIT CHEZ JAN VAN EYCK

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191 1 Erwin Panofsky, Les Primitifs Flamands, Paris, Hazan 1992 [premièrement paru en langue anglaise en 1953]. Pour l’identité du dénomme Tymotheos, voir Norbert Schneider, L’Art du portrait. Les plus grandes œuvres européennes 1420–1670, Cologne, Taschen 1992 [premièrement paru en langue allemande en 1992], p. 30 sq. nORBeRt SchneiDeR aequaLitaS contribution à l’art du portrait chez Jan van eyck Dans l’histoire de la peinture les portraits de Jan van Eyck constituent une nouveauté radicale en raison du naturalisme extrême affiché par leur auteur. Le but de l’artiste, comme certains ont eu raison de le souligner, fut d’atteindre à travers ses portraits une ressemblance maximale (similitudo), avec ses modèles. Dès 1456 Bartolommeo Fazio relevait déjà cette qualité particulière de ses portraits. Étant donné qu’un tel principe de modus operandi artistique était quasi inexistant avant les années 1420–30, la question se trouve posée des raisons et des ressorts épistémologiques que dissimule l’apparition soudaine, sans préalable apparent, de ce procédé. Leur mise au jour est rendue difficile par le fait que van Eyck, à la diffé- rence de certains contemporains italiens (tel Cennino Cennini), n’a rédigé, comme on sait, aucun texte théorique susceptible d’éclairer sa démarche artistique. Toutefois il n’était en rien hostile à la communication langa- gière. Surtout les portraits font apparaître quel usage précis il fait de la langue, qui loin d’être reléguée à la fonction de n...

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