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Terminologie (II) : comparaisons, transferts, (in)traductions

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Edited By Jean-Jacques Briu

Lorsqu’il s’agit de traduire des éléments de nomenclatures spécialisées, des unités linguistiques ou les concepts qui y sont attachés, on ne peut faire l’économie d’une analyse multiple du sens. Si les dictionnaires généraux sont impuissants à fournir des traductions utilisables et si les nomenclatures spécialisées sont inadéquates, c’est que le sens des mots est souvent complexe, participant de divers systèmes eux-mêmes complexes et que le travail d’analyse n’a pas été suffisamment développé. Parce que chaque langue est en interrelation nécessaire avec une « culture », réseau hypercomplexe de formes et de valeurs particulières, le problème de la correspondance se manifeste tout autant du côté linguistique dans la traduction ou l’intraduction, que du côté culturel dans la transculturalité.
Les contributions présentées à l’occasion d’un colloque international de terminologie en octobre 2010 à Paris Ouest Nanterre éclairent ces dimensions dans les domaines du droit, de la philosophie, de la presse et de la linguistique. Les études sont menées à partir d’une pluralité de langues : le français, l’allemand, l’espagnol, le latin et le grec, l’arabe et le russe.

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Dans l’approche interculturelle : ce que le terminologue doit au traducteur Héba MEDHAT-LECOCQ 85

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Dans l’approche interculturelle : ce que le terminologue doit au traducteur Héba MEDHAT-LECOCQ Maître de Conférences, INALCO Il est inconcevable aujourd’hui d’aborder ou d’appréhender une langue dans sa seule dimension linguistique. A chaque fois que l’on cherche à interpréter les signes linguistiques d’un texte, quelle que soit la langue dans laquelle celui-ci est rédigé, c’est l’extralinguistique qui nous guette et nous poursuit pour nous orienter vers la bonne interpré- tation du texte. Si le linguistique a été codifié et reste donc plus facile à saisir, l’extralinguistique, construit au fil des siècles à travers l’histoire, les traditions, les us et coutumes des peuples, reste dans la mémoire collective de ces derniers. Cependant, un simple geste, un mot ou une expression qu’on reçoit ou qu’on cherche à émettre est susceptible de l’activer. La langue spécialisée n’est pas épargnée par cette dichotomie lin- guistique : extralinguistique, que nous classons le plus souvent sous l’étiquette langue et culture. Si son objectif principal est de décrire les objets scientifiques, la langue spécialisée reste toutefois « une langue naturelle considérée en tant que vecteur des connaissances spéciali- sées »1. Elle porte par conséquent, toutes les charges culturelles que peut véhiculer cette dernière. Cette langue spécialisée n’est pas l’apa- nage du spécialiste du domaine. Bien que ce dernier reste maître de la situation, il a vu, certes depuis toujours, mais d’une manière beaucoup plus envahissante...

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