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Communiquer en langue étrangère

De compétences culturelles vers des compétences linguistiques

Aline Gohard-Radenkovic and Aline Gohard-Radenkovic

Si, de nos jours, la dimension culturelle est devenue pour tout théoricien ou praticien une composante évidente de l’apprentissage d’une langue étrangère – et même si elle a fait l’objet de nombreux débats – elle n’a pas bénéficié d’un réinvestissement méthodologique en didactique des langues. Cet ouvrage propose une méthodologie d’initiation à une «lecture» anthropologique des sociétés et des cultures, destinée à ceux qui forment des publics apprenant des langues étrangères à des fins éducatives, universitaires ou professionnelles. La constitution de compétences de communication dans un contexte bi/multiculturel repose sur l’apprentissage de savoirs et savoir-faire tant culturels que linguistiques, en vue de mieux maîtriser les dimensions implicites qui sous-tendent toute communication. Dans ce but, sont proposées des démarches d’observation et de décodage des valeurs, systèmes de référence, représentations, comportements des locuteurs en présence. Des formations à l’analyse de la dimension interculturelle sont indispensables à la constitution de compétences culturelles chez l’enseignant ou le formateur qui devra préparer les futurs usagers de la langue à leur environnement étranger et construire avec eux les stratégies de compréhension et d’ajustement nécessaires à l’aboutissement de leur projet.

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Préface à la deuxième édition IX

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Préface à la deuxième édition Depuis 1999, année de publication de cet ouvrage, les analyses et les approches qui ont jalonné la première édition restent d’actualité. Nous avions alors renversé la problématique de la communication en langue étrangère, en partant d’un questionnement préalable sur les compétences culturelles nécessaires à la communication avec l’autre, porteur de réfé- rences culturelles différentes, en vue d’acquérir des compétences lin- guistiques appropriées aux situations rencontrées. L’emprunt aux con- cepts et outils de l’anthropologie sociale pour construire avec les divers acteurs de la mobilité des parcours de découverte de soi et de connais- sance de l’autre était au cœur de notre démarche. Cette prise de position scientifique et méthodologique s’inscrit dans un mouvement plus large, où la didactique des langues et des cultures étrangères s’est investie, ces dix dernières années, dans l’analyse des problématiques spécifiques aux publics en situation de mobilité. Dans l’étude des échanges éducatifs et universitaires, des contacts profession- nels transnationaux et des flux migratoires croissants, si la question du «capital langues» reste cruciale sur un marché de l’emploi de plus en plus compétitif, ce sont les analyses des dimensions culturelle et sociale de l’interculturalité et du «capital mobilité» (Murphy-Lejeune, 2002, 2003) qui occupent actuellement notre champ. En effet, devant la com- plexité et la diversité des contacts entre individus, groupes, pays ou na- tions, la didactique des langues...

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