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Les organisations régionales européennes et la gestion des conflits

Vers une régionalisation de la sécurité ?

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Edited By Gaëlle Pellon and Michel Liégeois

Le continent européen se caractérise par une forte densité en organisations intergouvernementales compétentes dans le domaine de la sécurité. Ces deux dernières décennies, ces organisations ont vu leurs activités se multiplier, alors qu’en même temps les institutions elles-mêmes connaissaient d’importantes évolutions.
Si la littérature consacrée à ces organismes et aux conflits dans la gestion desquels ils furent impliqués est abondante, beaucoup plus rares sont les tentatives d’appréhension globale des activités multilatérales de prévention et de gestion des conflits en Europe. C’est ce vide que s’efforce de combler cet ouvrage collectif en proposant un large panorama des structures institutionnelles, des instruments et des actions des organisations régionales au profit de la sécurité en Europe.
L’originalité de la démarche empruntée est double. Elle réside tout d’abord dans la logique ternaire qui a présidé à l’ordonnancement des contributions. Cette logique correspond aux trois moments clés de la gestion des conflits, à savoir la prévention de leur émergence, de leur expansion et de leur récurrence. La seconde originalité de l’ouvrage réside dans sa volonté d’appréhension holistique de l’action des organisations régionales en Europe. Au-delà des institutions elles-mêmes, c’est bien la capacité globale de l’ensemble de celles-ci à gérer les conflits en Europe qui est évaluée par les auteurs. Les articles d’introduction et de conclusion servent cet objectif en proposant une conceptualisation systématique et en ouvrant de nouvelles perspectives de recherche liées à l’analyse de la coopération interinstitutionnelle.

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Les organisations régionales et la gestion du passé. Des limites de l’historiquement correct Valérie Rosoux et Nadim Farhat 267

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267 Les organisations régionales et la gestion du passé Des limites de l’historiquement correct Valérie ROSOUX & NADIM Farhat Chercheuse qualifiée FNRS et professeure à l’Université catholique de Louvain Chercheur doctorant à l’Université catholique de Louvain Quels rapports entretenir avec le passé, les passés bien sûr, mais aussi, et fortement avec le futur ? Sans oublier le présent ou, inversement, en risquant de ne plus voir que lui : comment au sens propre du mot l’habiter ? Que détruire, que conserver, que reconstruire, que construire et comment ?1 Le but de cette réflexion est de définir la portée et les limites de l’action des organisations régionales européennes dans le cadre de la gestion du passé conflictuel. En effet, nombre d’initiatives, menées en partie conjointement par les OIG, s’efforcent de favoriser la transfor- mation des représentations du passé conflictuel. Ces efforts reposent sur une hypothèse centrale : au lendemain d’un conflit, la normalisation des rapports entre anciens belligérants implique la transformation progres- sive des lectures divergentes et parfois contradictoires du passé. D’où l’importance, dans une perspective de prévention des conflits, de prendre en considération les souvenirs – et les oublis – des peuples en présence. Une telle ambition suppose la mise en question de deux préjugés tenaces. Le premier prétend que seul l’avenir est ouvert et indéterminé, le passé étant par nature fermé et déterminé. Or, comme le rappelait Faulkner, le passé n’est jamais complètement...

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