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La guerre à Gaza, de l’analyse du discours médiatique à l’analyse politologique

L’Etat et les relations internationales en question- Préface de Dario Battistella

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Grégory Piet, Sophie Wintgens and David Stans

Un an après la guerre à Gaza et l’opération israélienne « Plomb durci », il convient de tirer le bilan de cet événement international largement couvert par les médias. Si ceux-ci ont donné l’occasion aux opinions publiques de se forger leur propre lecture de l’événement, la presse écrite n’a-t-elle pas plus particulièrement travaillé à une vision spécifique de la compréhension et de la mise en perspective de cette guerre ou de ce conflit ?
Cet ouvrage propose deux éclairages complémentaires de la guerre à Gaza qui, confrontés l’un à l’autre, rejoignent une question épistémologique centrale en sciences sociales. Le premier plonge ses racines dans les Media Studies en exploitant un matériau de recherche (discours non-savants) issu de quatre quotidiens francophones ( Le Figaro, Le Monde, Le Soir et La Libre Belgique). Le deuxième consiste en une analyse politologique (discours savants) de certaines notions clés qui sont riches d’enseignements. L’imprécision inhérente aux concepts de « guerre », de « communauté internationale » ou encore de « diplomatie », par exemple, sera au cœur de ce second éclairage.
Dépassant la seule comparaison entre les discours non-savants et savants, cet ouvrage livre in fine une vision originale de l’implication des relations internationales et de l’Etat dans la résolution d’un conflit.

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CHAPITRE III Les relations irano-vénézuéliennes : prélude d’un nouvel « axe Sud-Sud » ? 197

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197 CHAPITRE III Les relations irano-vénézuéliennes : prélude d’un nouvel « axe Sud-Sud » ? Les relations irano-vénézuéliennes sont souvent présentées, de façon restrictive, comme se résumant à la médiatisation du tandem formé par les présidents Ahmadinejad et Chávez. L’établissement des liens diplo- matiques entre l’Iran et le Venezuela remonte pourtant à 1947. Depuis lors, avec la création en 1960, sur proposition du ministre du Pétrole vénézuélien, de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), les contacts bilatéraux se sont déployés pour l’essentiel dans le cadre de la coopération pétrolière1. Bien qu’instigateur de l’OPEP, le Venezuela n’a fait preuve d’un grand activisme au sein de cette organisation qu’avec la mise en œuvre, par Chávez, d’une stratégie offensive visant à utiliser le pétrole comme instrument politique : le maintien des prix élevés sur le marché pétrolier devient alors un défi commun pour ces deux grands producteurs. Le contexte international de la guerre froide et les relations « cordiales » – quoique à géométrie variable (accord de coopération nucléaire et soutien significatif au régime du Shah jusqu’en 19792 ; partenariat commercial avec le Venezuela jusqu’à la nationalisa- tion des compagnies pétrolières en 1975) – que ces États entretiennent avec les États-Unis jusqu’au milieu des années 1970 ont en effet contri- bué à maintenir leurs rapports interétatiques à un niveau d’intensité relativement bas. Dès lors, si...

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