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La destruction dans l’histoire

Pratiques et discours

Edited By Didier Martens, David Engels and Alexis Wilkin

Depuis les origines mêmes de la civilisation, l’expérience de la fragilité de toute création humaine a amené l’homme à essayer de trouver un sens à la possible destruction – volontaire ou naturelle – de ce qu’il aime et de ce qui le fait vivre. C’est autour de ces grandes questions – quelle est l’importance réelle de l’acte destructeur dans l’histoire et dans quelle mesure cet acte est-il présenté, condamné ou légitimé par les contemporains ? – que s’est cristallisé le projet de recherche « La destruction dans l’histoire » mis sur pied, depuis 2009, au sein du centre de recherches SOCIAMM de l’Université libre de Bruxelles, et dont l’aboutissement est le présent volume collectif interdisciplinaire. Il réunit onze contributions consacrées à différentes déclinaisons dans le temps et dans l’espace d’un seul et unique phénomène, celui des destructions volontaires d’objets matériels, et invite à un parcours qui va de la Rome antique jusqu’à Bruxelles à l’aube du XX e siècle.

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Conserver par l’image le souvenir des quartiers et des monuments détruits. Le cas bruxellois (1695-1910) - Jean-Marie DUVOSQUEL, Jean HOUSSIAU et Christophe LOIR

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275 Conserver par l’image le souvenir des quartiers et des monuments détruits Le cas bruxellois (1695-1910)1 Jean-Marie DUVOSQUEL, Jean HOUSSIAU et Christophe LOIR (F.R.S.-FNRS) I. Introduction Nombre de villes européennes ont subi d’importantes destructions aux XVIIIe et XIXe siècles. Les bombardements en temps de guerre, les incendies accidentels et plus encore les premières grandes opérations urbanistiques – appelées alors « embellissements » – entraînèrent la disparition de quantité de bâtiments, voire de quartiers entiers. Dans ce contexte, la question de la conservation du souvenir des édifices détruits ou voués à la destruction se posa avec une acuité particulière. Peintres et dessinateurs, lithographes et photographes furent alors chargés de les immortaliser par l’image. Comment ce phénomène se développa-t-il ? Quelles sont les motivations des artistes et des commanditaires de ces œuvres ? Pour y répondre, nous étudierons le cas bruxellois. En effet, les des- tructions furent particulièrement nombreuses dans cette ville. Aux XVIIIe et XIXe siècles, près de la moitié de la ville fut détruite et recons- truite. Nous analyserons chronologiquement les images qui furent produites dans le contexte des destructions suite au bombardement de la ville en 1695, à l’incendie du palais en 1731, à la suppression des cou- vents et au démantèlement des remparts à la fin du XVIIIe siècle, ainsi que la modernisation des vieux quartiers dans la seconde moitié du XIXe siècle. 1 Nous tenons à remercier pour leur aide Alain Deneef,...

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