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Léon Walras

Un siècle après (1910-2010)

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Edited By Arnaud Diemer and Jean-Pierre Potier

L’économie occupe une place importante dans la société, au point de cristalliser un ensemble de questions socialement vives. Cet ouvrage aborde les enjeux de société à partir de l’œuvre de Léon Walras (1834-1910). Ce dernier est souvent présenté comme l’un des pères fondateurs de la Science économique. On oublie toutefois que Léon Walras était également un humaniste, qui a cherché à populariser ses travaux au nom de la paix dans le monde.
Les différentes contributions de cet ouvrage reviennent ainsi, à l’occasion du centenaire de la mort de Léon Walras, sur son analyse économique et philosophique qui continue encore aujourd’hui à alimenter de nombreux débats.

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TROISIÈME PARTIE : ÉCONOMIE APPLIQUÉE ET ÉCONOMIE SOCIALE

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TROISIÈME PARTIE ÉCONOMIE APPLIQUÉE ET ÉCONOMIE SOCIALE 227 Walras et la propriété intellectuelle Jérôme LALLEMENT En 1859, dans le premier article d’économie qu’il publie, Léon Walras fait la recension d’un ouvrage de Frédéric Passy, Victor Modeste et Prosper Paillottet qui défendent la propriété intellectuelle, comme un droit de propriété illimité et perpétuel calqué sur le modèle de la propriété foncière. Walras critique l’argumentation des trois auteurs, mais approuve leurs conclusions : la propriété intellectuelle est un droit naturel des auteurs sur le produit de leur travail. En 1880, Walras publie un deuxième article consacré à la propriété intellectuelle, où il soutient que la propriété intellectuelle ne peut être qu’un monopole temporaire artificiellement crée par la loi au bénéfice des auteurs. Comment expliquer ce que Pierre-Henri Goutte (2001, p. 512) appelle un « revirement » de l’analyse de Walras1 ? En 1859 comme en 1880, il y a chez Walras la même volonté de démontrer ses résultats. Il s’agit pour Walras de rechercher ce qui fonde la propriété intellectuelle et d’examiner si celle-ci est conforme à la définition scientifique de la richesse sociale et à une théorie générale de la propriété à la fois juste et utile. À vingt ans d’écart, les résultats de la démonstration s’inversent : la propriété intellectuelle, d’abord droit naturel illimité dans le temps, devient un droit temporaire artificiel- lement cr...

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