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Violence et Vérité dans les littératures francophones

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Edited By Marc Quaghebeur

Douze livres, douze auteurs.
Au centre, donc, douze écritures, en paroles propres avec des facilitateurs. Au final, deux synthèses critiques.
Une formule originale pour accéder aux continents francophones, à leur autonomie comme à leur singularité. Ces témoignages concernent la Belgique ou la Suisse, l’Europe centrale, le Québec, le Congo et le Cameroun, les Antilles ou le Maghreb.
Les conflits israélo-arabes, les séquelles coloniales au Maghreb, l’occupation américaine en Irak, le 11 septembre 2001, la mémoire européenne d’après le génocide, les guerres interafricaines ou les situations postcoloniales dans les Caraïbes y sont évoqués, comme la violence des éléments ou celle de l’univers avec lequel l’homme contemporain tente de rompre.
Quelque chose donc qui est l’Histoire, et qui est plus que l’Histoire telle qu’elle prétend se raconter ou se considérer. Le propre de la littérature n’est-il pas d’y immerger le lecteur à partir de la mise en jeu d’une ou de plusieurs subjectivités ?
Les littératures francophones le laissent entrevoir tout particulièrement.

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PREMIÈRE PARTIE

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21 Rencontre avec Nabile Farès et Valentin Yves Mudimbe1 Marc QUAGHEBEUR MARC QUAGHEBEUR : Nabile, tu écrivais : « La parole est fille de guerre, contre le sens usurpé ; et le jour où tu comprendras ses paroles, tu ne pourras désirer autre chose que de t’enfuir, car il te faudra alors com- prendre pourquoi le pays tue. »2 Nous avons entendu deux réflexions majeures à partir de deux livres d’époque et de narrativité différentes. Puis-je demander tout d’abord à l’un et à l’autre s’il n’a pas une question à celui que je ne nommerai pas son alter ego. VALENTIN-YVES MUDIMBE : J’ai semblé très affirmatif à propos de la vérité notamment, et à propos du mal. Il y a, bien entendu, des positions plus nuancées, mais dans le monde où nous vivons il y a quelque chose qui est en train de se passer. Nous avons des gens sensés, des érudits qui devraient peut-être s’arrêter parfois avant de dire des choses du genre : « La vérité n’existe pas. » Mais si la vérité n’existe pas, quelle est la signi- fication de cette affirmation elle-même ? En niant, on affirme une ab- sence. On l’aimerait, cette absence, en opposition à ce qu’elle supplante, supposition ou parole, cette chose à laquelle la négation se substitue. On devrait interroger ce creux entre l’affirmation et la négation. Et c’est la raison pour laquelle j’ai suggéré des axes possibles : l’axe empirique, l’axe métaphorique et l’axe des propositions. Ce dernier axe autorise certi-...

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