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Lotze et son héritage

Son influence et son impact sur la philosophie du XXe siècle

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Edited By Federico Boccaccini

Rudolf Hermann Lotze (1817–1881) fut l’une des figures majeures de la philosophie allemande au XIX e siècle. Philosophe, logicien, psychologue, médecin, il a connu à son époque une renommée extraordinaire. Professeur de philosophie à l’Université de Göttingen, où il succéda à Herbart, il mena un parcours de recherche aussi original qu’influent. Entre romantisme et positivisme, entre naturalisme et historicisme, sa doctrine ne s’est jamais confondue avec les courants les plus importants de son époque. Admirée et suivie, autant en Allemagne qu’à l’étranger, sa pensée fut ensuite, après sa mort, condamnée à l’oubli en raison de son supposé éclectisme méthodologique et, finalement, classée sous la rubrique ambiguë d’« idéal-réalisme ». Le legs de Lotze s’inscrit dans un rapport complexe à la phénoménologie, à la philosophie analytique naissante, au pragmatisme américain et au néokantisme allemand jusqu’à Heidegger. L’analyse de ce legs n’a cependant jamais bénéficié d’une réflexion critique capable d’en mesurer la portée et les limites. Par un travail d’évaluation historico-critique, ce volume se propose de combler cette lacune.

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Sur ce que l’antipsychologismehusserlien doit à Lotze (Maria Gyemant)

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119 Sur ce que l’antipsychologisme husserlien doit à Lotze Maria GyeMant Archives Husserl, Paris (France) Introduction Le nom de Lotze apparaît dans un nombre relativement réduit de textes husserliens publiés durant sa vie et toujours de manière plus ou moins allusive1. Il accompagne généralement le nom d’autres auteurs, notamment de Herbart dans les Prolégomènes et de Bolzano à plusieurs reprises, auteurs dont Husserl  reconnaît  explicitement  l’influence  et  critique  les  idées. On  a  beaucoup  discuté  dernièrement  cette  influence  lotzéenne avouée mais jamais explicitée en détail par Husserl (Martinelli, 2002 ; Dastur, 2004), et notamment dans le but de relativiser le poids des autres influences, bien connues et généralement acceptées : celle de  Brentano (Fréchette, 2010 ; Hauser, 2003) et celle de Bolzano2. Mon objectif dans ce travail est de montrer l’étendue réelle de cette influence que Lotze a eue sur Husserl quant à la question de l’idéalité et, plus précisément, lesquels des éléments de son interprétation des Idées platoniciennes ont été retenus par Husserl et lesquels rejetés. Husserl est assez explicite sur le premier point quand il répond à Melchior Palàgyi, dont le livre de 1902 n’est rien d’autre qu’une des toutes premières recensions aux Recherches logiques. À l’accusation d’avoir simplement repris la thèse de Bolzano sans le citer, que Palàgyi lui impute, Husserl répond : 1 On trouve une liste très complète de...

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