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Forme(s) et modes d’être / Form(s) and Modes of Being

L’ontologie de Roman Ingarden / The Ontology of Roman Ingarden

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Edited By Olivier Malherbe and Sébastien Richard

Le présent ouvrage est un recueil d’articles de chercheurs internationaux sur l’apport à l’ontologie du phénoménologue polonais Roman Ingarden. Il contient des contributions sur des thèmes aussi divers que la dépendance existentielle, les catégories ontologiques, les modes d’être, la substance, la causalité, la forme, l’idéalisme ou encore l’ontologie des objets fictifs. Ce volume démontre que la pensée d’Ingarden ne se limite pas à la phénoménologie et à l’histoire de celle-ci, mais est susceptible d’apporter une contribution singulière à la recherche métaphysique contemporaine.
This books is a collection of papers written by international researchers on the contribution to ontology of the Polish phenomenologist Roman Ingarden. It contains texts of such various themes as ontological dependency, ontological categories, modes of being, substance, causality, form, idealism and the ontology fictional objects. This book shows that Ingarden’s thought goes beyond phenomenology and its history, and could be of a valuable interest for contemporary metaphysical research.

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Roman Ingarden et la métaphysique (Andrzej Półtawski)

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123 Roman Ingarden et la métaphysique1 Andrzej Półtawski Professeur émérite de l’Université Cardinal Stefan Wyszyński de Varsovie « La vérité n’est jamais saisie dans sa totalité par la connaissance et la pensée ou par les sentiments – pourtant la vérité partielle n’est pas la vérité, et c’est pourquoi ici, sur cette planète, la vérité ne peut être saisie que par la pensée, le sentiment et la vie tout ensemble. » Cyprian Norwid, Correspondance avec Maria Trębicka Il y a un quart de siècle, j’ai présenté une communication intitulée « Roman Ingarden, ein Metaphysiker der Freiheit » (Roman Ingarden, un métaphysicien de la liberté)2. Dans ce texte je faisais référence à une communication qu’Ingarden a présentée au Congrès Descartes à Paris en 1937 et qu’il avait ensuite complétée en 1938 et 1946. Il s’agit du texte court intitulé « Człowiek i czas » (L’homme et le temps), que l’on peut considérer à la fois comme sa déclaration d’intention et comme son testament philosophique. Ingarden y met en opposition deux expériences du temps : la première est fondée dans la conscience de l’identité de soi du sujet du vécu, qui se sent dans cette expérience comme indépendant du temps ; la deuxième est ressentie comme un instant ponctuel au-delà duquel rien ne semble exister. Ayant montré les difficultés théoriques et pratiques de la deuxième expérience comme...

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