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Modes de gouvernance dans quatre métropoles latino-américaines (Buenos Aires, Caracas, Mexico et São Paulo)

Entre logiques institutionnelles et acteurs

Christian Azaïs and Marielle Pepin-Lehalleur

Cet ouvrage est le fruit d’une recherche collective menée par des chercheurs argentins, brésiliens, français, mexicains et vénézuéliens provenant d’horizons disciplinaires divers. Deux axes directeurs ont guidé les travaux : la gouvernance et la globalisation. La gouvernance est appréciée dans sa qualité de processus et mode de régulation et d’expression des rapports entre acteurs sociaux, mais aussi entre eux et les pouvoirs publics. Cette démarche permet de l’appréhender de manière novatrice, à l’opposé de la vision normative des best practices développée par les organisations internationales.
D’un enjeu à l’autre, les modes de gouvernance révèlent le poids des contextes nationaux et mondiaux, ce qui conforte l’idée d’une globalisation productrice de deux processus indissociables, l’uniformisation et la différenciation. Nous l’avons vérifié dans le domaine de l’habitat, mais aussi dans celui du travail, de la consommation ou des illégalismes. Notre analyse s’appuie sur l’hypothèse que les systèmes d’acteurs s’agencent et se transforment dans le cadre prégnant des changements économiques et sociaux exigés par la globalisation aux métropoles qui veulent s’y faire une place. Buenos Aires, Caracas, Mexico et São Paulo sont les terrains d’enquête. L’analyse privilégie les logiques institutionnelles auxquelles concourent les acteurs, leurs répertoires d’action et l’appréhension du quotidien qu’ils expriment à travers leurs pratiques et qui ont un impact sur les institutions.
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Les vendeurs ambulants à Mexico et São Paulo face aux politiques de réaménagement des centres historiques (Carlos Alba & Carlos Freire)

 

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Carlos ALBA & Carlos FREIRE

El Colegio de MéxicoetDoctorant en Sociologie – Universidade de São Paulo

Cet article a pour objet la comparaison des interactions entre les commerçants informels et les autorités de deux métropoles latino-américaines dans le contexte des processus successifs de réagencement de l’espace urbain. À partir des années 1980, l’expansion massive des ventes de marchandises sur la voie publique répondant à la crise économique, au chômage et au manque de lieux de vente, a coincidé dans le temps et s’est heurtée à la volonté croissante des autorités locales d’entreprendre des programmes de rénovation ou de revitalisation des centres historiques des villes alors que celles-ci tendaient à la ségrégation et la fragmentation. Cette décision surgit de la constatation que, depuis le début de la seconde moitié du 20e siècle, les villes latino-américaines vivent un processus de perte de population, d’appauvrissement, de taudification et de chûte des investissements publics et privés, accompagné d’une insécurité et d’une violence croissantes liées à la vente et à la consommation de drogue. En même temps, la qualité de vie s’est détériorée, du fait de la contamination atmosphérique, du bruit, des difficultés de la circulation pour les véhicules et les piétons, du manque d’espaces verts et de stationnements.

Le choix d’intervenir dans les centres des villes n’est pas nouveau. Il suffit de se rappeler...

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