Show Less
Restricted access

Entre belgitude et postmodernité

Textes, thèmes et styles

Series:

Edited By Marc Quaghebeur and Judyta Zbierska-Moscicka

Un autre livre de cette collection, De la belgitude à la belgité, s’attachait à la fortune critique et au renouvellement foncier que la Belgitude apporta aux études consacrées aux lettres belges francophones. Celui-ci s’attache à la dynamique créatrice elle-même. Il le fait à travers des œuvres qui précèdent, accompagnent ou font suite à ce mouvement de remises en cause et en perspective que fut la Belgitude.
D’Hubert Juin et Henry Bauchau à Pierre Mertens, Thomas Gunzig, Nicole Malinconi, Françoise Mallet-Joris et bien d’autres, le lecteur peut ainsi se colleter à une dynamique littéraire féconde, riche de mille et un jeux d’affirmation/travestissement identitaires. Origine historique et spécificités de ce mouvement sans véritable équivalent européen sont ainsi mises en exergue au travers d’une plongée qui est à la fois celle de la fin de la modernité en Europe et, pour la Belgique, de l’entrée définitive dans le fédéralisme étatique. Le texte éclaire tout autant le perpétuel jeu de rapports belgo-français que l’empreinte du silence d’Auschwitz sur la dynamique de cette génération.
Show Summary Details
Restricted access

Dans les méandres de la mémoire et de l’oubli. Nous veillerons ensemble sur le sommeil des hommes de Françoise Lalande

Extract

← 286 | 287 →

Dans les méandres de la mémoire et de l’oubli

Nous veillerons ensemble sur le sommeil des hommes de Françoise Lalande

Joanna TEKLIK

Université Adam Mickiewicz (Poznan)

La mémoire est aujourd’hui un des mots-clés que l’on décline sous formes différentes, parfois de façon abusive. Les discours sur la mémoire et ses variantes, telles le devoir ou le travail de la mémoire, la mémoire collective, nationale, etc. se font entendre au quotidien, à l’occasion des anniversaires des événements historiques importants – la commémoration en étant l’expression la plus fréquente, indissociable du passé, indispensable pour traduire le présent et se projeter dans le futur. Le nouvel âge du passé est celui de la saturation, souligne Régine Robin qui forge la notion de mémoire saturée1. Envahis, submergés même par les discours sur la mémoire, nous risquons de banaliser son sens majeur et/ou de tomber dans la routine pour ce qui est de la conception du passé.

Or, quelles que soient les tendances actuelles, l’Histoire continue de nous habiter, souvent à notre insu, et nous appelle, tôt ou tard, à faire le deuil des événements (traumatisants) passés. À l’heure de la disparition des derniers témoins directs de la Seconde Guerre mondiale, le devoir de la transmission s’impose de façon urgente. Désormais, la parole est de plus en plus souvent...

You are not authenticated to view the full text of this chapter or article.

This site requires a subscription or purchase to access the full text of books or journals.

Do you have any questions? Contact us.

Or login to access all content.