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Banque et société, XIXe–XXIe siècle

Identités croisées – Hommage à Pierre de Longuemar

Edited By Florence Descamps, Roger Nougaret and Laure Quennouëlle-Corre

Après une carrière de banquier, Pierre de Longuemar a consacré vingt-cinq ans à l’histoire des banques et à la sauvegarde des archives bancaires, notamment au sein de la banque Paribas, puis du Groupe BNP Paribas. Cet ouvrage rassemble vingt contributions d’amis, de banquiers et d’historiens qu’il a croisés dans cette seconde existence au service du patrimoine et de l’histoire.
Les sujets traités couvrent nombre des intérêts historiques de Pierre de Longuemar et entrent en résonance avec tel ou tel épisode de sa biographie ou de ses activités scientifiques. Trois parties ont été distinguées : l’analyse et la compréhension du système financier international contemporain par des acteurs et des observateurs de premier plan ; des contributions d’histoire économique et bancaire ; des articles d’histoire sociale ou d’entreprise.
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Symbole politique ou tournant libéral : les privatisations Balladur en 1986

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Éric BUSSIÈRE

La question des nationalisations et des privatisations a été vécue comme un débat très clivant politiquement et porteur d’une forte charge symbolique au cours des années 1980. Elle soulève des tensions importantes en 1981-1982 au moment de l’élaboration par le gouvernement Mauroy de la loi de nationalisation finalement votée le 13 février 1982, mais aussi en 1986-1987 lorsque le président Mitterrand refuse, le 14 juillet 1986, de signer les ordonnances de privatisation prises par le gouvernement de Jacques Chirac à la suite du vote de la loi d’habilitation du 2 juillet et encore à la suite du krach boursier de l’automne 1987 qui conduisit au ralentissement du programme de privatisations jusque-là mis en œuvre avec succès par le ministre des Finances Édouard Balladur1. Dans les deux cas, manœuvres d’obstruction et dérapages verbaux se combinent pour biaiser les débats et brouiller le jugement. Le travail des historiens a cependant permis de replacer ces épisodes, notamment celui des nationalisations de 1982, dans une histoire longue moins marquée par les données politiques du moment. Les discours les plus extrêmes émanant d’une partie de la gauche en 1981-1982 n’ont eu que peu d’impact sur la politique effectivement conduite, et les clivages au sein même du gouvernement furent finalement dépassés. Une synthèse de gauche acceptant la logique du marché et se voulant modernisatrice se dégage autour de 1983 et...

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