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Quatre siècles d’édition musicale

Mélanges offerts à Jean Gribenski

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Edited By Joann Elart, Etienne Jardin and Patrick Taieb

Le présent ouvrage ne prétend pas proposer une histoire de l’édition de musique de 1550 à nos jours. Il consiste en une collection d’études explorant un versant foisonnant de l’histoire de la musique, l’édition musicale, depuis les premiers imprimés et l’insertion de portées dans les périodiques anciens jusqu’à la restitution critique des musiques du passé. Les approches retenues portent sur l’objet lui-même et ses techniques autant que sur des critères purement musicaux ; sur les relations entre l’activité des éditeurs avec le concert et la scène ; ou encore sur les questions de choix de sources et les partis pris de restitution dans le domaine de l’édition musicologique contemporaine.
Il est aussi un recueil de textes conçus en hommage à Jean Gribenski, dont l’enseignement à la Sorbonne, puis à l’Université de Poitiers, a reposé sur une méthode historique accordant au document une attention méticuleuse. Chaque texte s’appuie donc, comme l’enseignement du maître, sur un document dont l’analyse vise à éclairer des pratiques artistiques, sociales, commerciales ou scientifiques. Conçus par des collègues et d’anciens étudiants, il profite des avancées spectaculaires de la recherche dans le domaine de l’histoire de l’édition musicale française au cours des quarante dernières années.
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Un « portrait » de Michel-Richard de Lalande. Le frontispice des Motets à une, deux et trois voix d’Edme Foliot (1710)

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Un « portrait » de Michel-Richard de Lalande

Le frontispice des Motets à une, deux et trois voix d’Edme Foliot (1710)

Thierry FAVIER

Dans un article de 1987 intitulé « Les enjeux d’un frontispice », Louis Marin avait mis en évidence le parallèle existant entre préface et frontispice1. Selon lui, à l’instar de la préface, le frontispice possède un pouvoir cognitif sur l’ouvrage qu’il illustre, d’autant plus fort qu’il en propose une représentation frontale qui s’impose au lecteur comme un seuil à franchir. De plus, cette représentation livre des éléments utiles à la compréhension des œuvres qui, comme un discours préliminaire, exercent une force prescriptive sur la lecture. Cependant, Louis Marin nuance ce parallèle : d’une part, le frontispice relève d’une autre « substance sémiotique », celle de l’image et non celle du texte ; d’autre part, il entretient une relation privilégiée non avec les pièces liminaires mais avec les éléments informatifs textuels de la page de titre : titre, nom et qualité de l’auteur, dédicataire, marque et adresse. Dans le cas d’une page de titre gravée, appelée aussi titre-frontispice, l’association des deux substances sémiotiques que sont le texte et l’image paraît plus étroite encore, particulièrement lorsque la forme architecturale du frontispice, retable ou arc triomphal, qui agit comme un simple marqueur de solennité, laisse place à une forme picturale pour donner à l’ensemble de la page de titre l’unité d’un tableau2. De la...

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