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Béatrice Bonhomme

Le mot, la mort, l’amour

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Edited By Peter Collier and Ilda Tomas

Ce recueil d’études, ce Festschrift, fête l’œuvre de Béatrice Bonhomme et en même temps en fait l’analyse critique. Depuis vingt ans Bonhomme nourrit la poésie française de sa contribution d’écrivain, de professeur de lettres à Nice et d’éditrice de la revue Nu(e) où elle accueille les meilleurs poètes de notre temps. Cet ouvrage reflète entre autres les rapports et les correspondances qui relient son travail à celui d’autres artistes, autant visuels que poétiques.
Il s’emploie à saisir la créativité multiple du poète architecte et archéologue de la parole et à exalter ce qui, dans son verbe, évoque la fouille et la fresque, le chant orphique et la toile abstraite, la cisaille et la musique syncopée. Il présente un modèle détaillé de la théorie poétique actuelle comme elle s’élabore dans l’œuvre de Bonhomme. Chaque chapitre cible un des thèmes dominants de son œuvre poétique. Tout en se servant d’approches diverses, leur trait d’union et point culminant est leur appréciation d’une écriture personnelle et courageuse, traitant sans arrière pensée de l’amour et de l’enfance, des mots et de la mort.

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Partie V Le corps glorieux : les splendeurs du sentir

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Marie-Claire Bancquart Béatrice et le monde végétal Dans son œuvre poétique, Béatrice Bonhomme nous propose un monde végétal singulier par rapport à la plupart de ceux que nous connaissons en poésie, surtout depuis les romantiques allemands et français. Ils cherchent en lui une harmonie, un apaisement. Nous sommes avec Béatrice Bonhomme, en particulier au début de son œuvre, dans un univers il est vrai fusionnel ; mais, d’abord très heureux, il est ensuite traversé de ruptures et d’étrangetés qui s’inscrivent dans son propre corps. Grande admiratrice et spécialiste de Pierre Jean Jouve, Béatrice dif fère aussi de lui quand elle parle de ce monde végétal, surtout présent dans l’œuvre de Jouve par le motif du jardin, qui évoque chez lui une transgres- sion et une faute, souvent traduites en termes de sexe, à l’image de celles d’Adam au jardin premier1. Peu de jardins chez Béatrice Bonhomme, sauf détruits comme dans La maison abandonnée ; plutôt des espaces naturels, ou bien des lieux citadins dans lesquels on a installé des plantes : espaces verts, cimetières ; ou enfin des mentions non situées de f leurs, d’herbe, d’arbres. C’est en parlant de son enfance, dont le souvenir chez elle est très vivace, que l’auteur définit un rapport complexe au végétal. L’Age d’en haut2 évoque avec nostalgie le déchif frement par l’enfant du « premier mot sur le...

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