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Être et avoir un corps

Corps quotidien, corps scénique

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Nadia Foisil

Cette recherche théorico-empirique désarticule le corps et l’étudie dans ses dimensions anthropologique, anatomophysiologique, neuroscientifique, scénique. Le jeu est dans la comédie sociale et le comédien le transporte sur la scène. Les rôles dépendent de la structure de la société, de la place de l’acteur et de son individualité. Ils évoluent selon des facteurs extérieurs et intérieurs à l’humain. Certains acteurs s’approprient plus facilement leur rôle que d’autres, épousent gestuelle et discours de chaque classe, abandonnent un costume pour en revêtir un autre. Le théâtre est le domaine qui érige ce jeu des rôles en profession. Dès lors, l’interrogation sur la latitude du comédien à jouer requiert une contextualisation et appelle la question de l’inné et de l’acquis. L’humain joue-t-il d’emblée ou apprend-il à jouer ? Dans quelle mesure le corps est-il un instrument expressif théâtral et social?

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Chapitre 9 : Le Comédien Dans La Société

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Prenant part à la vie et à l’histoire de sa société, l’individu-comédien incarne par sa condition singulière la dynamique d’opposition immanente au mouvement (chapitre 3), lui-même nécessaire à l’évolution des formes et des contenus de toute vie sociale. L’immanence de cette opposition procède à la fois de la structuration des sociétés, qui prennent place au sein d’une nature avec laquelle la cohabitation à même d’engendrer une forme de conciliation, passe par une théâtralisation des relations entre la nature et la culture. Dans ce conflit permanent, la théâtralité intrinsèque aux mises en scène de la vie humaine se décline à travers la pluralité dimensionnelle de la nécessité du théâtre où l’individuel et le collectif s’enchevêtrent encore. La nécessité théâtrale, indissociable de la condition de l’individu dans la société, induit des dynamiques où théâtre et société interagissent et se complètent. Tantôt la vie se théâtralise dans sa réalité quotidienne par le biais des fêtes (Duvignaud 1991), tantôt elle se dote d’une scène et la société des individus court au théâtre pour se voir vivre et se vivre voir. Ce voir-vivre et ce vivre-voir alternent entre réalisme et distanciation et touchent par intervalles à l’expressivité de l’abstraction comme une extraction. Cette mise en abîme du théâtre dans la société et de la société dans le théâtre se réalise par...

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