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Le texte comme présence

Contribution à l’histoire de la réflexion sur le texte et le livre

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Juliusz Domański

Commençant par Homère et finissant avec les héritiers de l’humanisme de la Renaissance au XVIIe siècle, on suit ici les réflexions sur la puissance particulière des mots écrits, donc du texte. Grâce à sa puissance, il rend effectivement présents pour ses lecteurs tous ceux dont il parle, et qui sont, d'une façon ou d’une autre, absents, soit en raison de leur distance spatiale, soit à la suite de leur mort. De même il rend présent également son auteur. On esquisse ici la naissance de cette idée à l’époque de la littérature orale de la Grèce archaïque, ses métamorphoses dans la poésie et la prose grecques et latines de l’Antiquité, sa continuation au Moyen Âge, son sommet à la Renaissance, mais à la fois sa crise, commençant déjà à cette époque.

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V – L’interlude patristique

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On pourrait omettre tout à fait la période patristique, d’abord parce que la présente étude se fonde, par principe, sur une sélection de sources, et ensuite parce que les auteurs chrétiens de cette époque se comportaient d’une manière particulière envers leur propre production littéraire et cette manière a, en plus, influencé les écrivains postérieurs. On pourrait donc omettre cette période si ce n’était que certains éléments de la réflexion chrétienne plus récente sur l’écriture et le livre continuent justement cette manière patristique si différente de celle qui était propre aux auteurs classiques. La continuation en question est bien décelable chez les théologiens et philosophes médiévaux, de même que chez Érasme, théologien et humaniste du XVIe siècle, personnage qui par diverses raisons sert le mieux à conclure nos réflexions les plus importantes.

Ayant donc pris la décision de ne pas omettre la période patristique, on est pourtant forcé à en esquisser un portrait très général. Il semble en fait que les auteurs de ce temps-là s’intéressent très peu de ce qui est l’objet de notre étude, c’est-à-dire des propriétés de l’écriture et de la littérature en elles-mêmes, voire qu’ils ne prennent pas du tout en compte ce pouvoir glorifiant et immortalisant du texte, si mis en relief par la classique pens...

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