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Les exilés polonais en France et la réorganisation pacifique de l'Europe (1940–1989)

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Antoine Marès, Wojciech Prażuch and Inga Kawka

Cet ouvrage est une tentative de croiser les regards de chercheurs français et polonais sur la façon dont des membres de la diaspora polonaise en France – activistes politiques et syndicaux de toute obédience, intellectuels, hommes et femmes de lettres en exil – envisageaient, dans les années 1940–1989, la problématique européenne. Quelle place réservaient-ils à l'Europe centrale et médiane dans la future Europe unie qu'ils appelaient de leur vœux ? Par quels moyens cherchaient-ils à peser sur la politique des instances et des gouvernements occidentaux, à instaurer des liens privilégiés avec les sociétés derrière le rideau de fer ? Loin de se limiter à des questions à caractère purement politique, l'ouvrage tente de mesurer l'apport des exilés polonais à la pensée européenne.

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Krzysztof Pomian, un intellectuel de Varsovie et de Paris en Europe (Gérard Bossuat)

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Gérard Bossuat Université de Cergy-Pontoise

Krzysztof Pomian, un intellectuel de Varsovie et de Paris en Europe

Résumé : Cet article est fondé sur le témoignage d’un « exilé », Polonais à Paris, Krzysztof Pomian, sur l’unité et l’identité européennes. L’intérêt de ce témoignage réside dans le fait qu’après avoir été un adhérent sincère à Gomułka, après la révolte de Poznan (1956), il a pris la tête des étudiants communistes pour transmettre les attentes et revendications des étudiants. Écarté de l’université, avec d’autres, il a la chance d’obtenir un poste à l’EHESS, à Paris, où il vint s’y installer en famille. Jamais coupé de la Pologne, il se présente comme un « Varsovien qui vit à Paris ».

Beaucoup de questions sont soulevées par son témoignage. Les réponses qu’il apporte devront être croisées avec celles d’autres exilés pour, en fin de compte, mesurer précisément la place que l’unité de l’Europe a occupée dans sa réflexion. Pomian voit dans la transgression le caractère premier de la civilisation européenne. Peut-on analyser le processus d’unité européenne comme une transgression ? L’unité européenne a tenté de recréer un système d’équilibre, capable de tenir compte de l’intérêt général plus que des intérêts particuliers. Notre intégration actuelle, très originale, tient-elle assez compte de la force de représentation...

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