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Les littératures du Maghreb et d’Afrique subsaharienne

Lectures croisées I

Series:

Anne Begenat-Neuschäfer, Daniel Delas, Tania Celestino de Macedo and Khalid Zekri

On pense rarement l’Afrique du Nord et celle du Sud ensemble, clivage ancien ou une des multiples conséquences du regard colonial ? Défis et tensions des littératures transnationales convergent vers un embodiment transnational à partir de l’Afrique. L’approche comparatiste s’avère riche pour appréhender le nouvel ancrage identitaire.
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Fanon écrivain. De Peau noire, masques blancs à Les Damnés de la terre

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Abstract

Frantz Fanon is not only a political thinker or an activist, he is a writer. His first essay, Peau noire, masques blancs, written while working as a psychiatrist, is enlighted by many exhilarating devices. Later, as a revolutionary leader, he restrained this penchant for fantasy and made an effort to achieve sobriety.

Il ne s’agira pas sous ce titre de tenter de séparer l’écrivain du penseur, mais de montrer qu’il y a chez Fanon une écriture de la pensée, c’est-à-dire une inscription concrète de son dire dans une historicité intensément vécue. Dans l’esprit de ce qu’Henri Meschonnic a fait pour Spinoza quand il a montré que la pensée du philosophe et le discours en langue latine qui l’exprime, étaient animés par une « force du sens » et par une énergie stupéfiante. Quand d’ailleurs Meschonnic écrit « La pensée ici a du corps »1, cela fait penser à la dernière phrase de Peau noire, masques blancs2 : « Mon ultime prière. Ô mon corps, fais de moi toujours un homme qui interroge ! ».

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