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Argot(s) et variations

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Jean-Pierre Goudaillier and Eva Lavric

L’argot n’est pas qu’un phénomène français, en témoignent les recherches sur les langages périphériques menées dans toute l’Europe. Et l’argot n’est pas un, il se décline dans l’espace, le temps, la société. Il entretient un rapport privilégié avec la bande dessinée ; dans cet ouvrage on trouve des exemples d’Astérix et d’autres héros traduits dans toute une série de langues, mais aussi des réflexions didactiques. Par ailleurs, plusieurs contributions se consacrent à des œuvres littéraires dans lesquelles l’auteur se sert de l’argot pour caractériser un certain milieu (drogue, université, armée…). Qui dit argot dit langage des jeunes, langage branché – celui-là aussi est représenté, au travers d’études empiriques et lexicographiques.
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Argot et néologie chez Gaétan Soucy : De l’enfance du langage au langage de la différence: Camille Vorger

1.La petite fille qui aimait trop les allumettes

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CAMILLE VORGER

ARGOT ET NÉOLOGIE CHEZ GAÉTAN SOUCY : DE L’ENFANCE DU LANGAGE AU LANGAGE DE LA DIFFÉRENCE

Résumé

Dans la lignée de nos précédentes communications, notre propos est d’appliquer à l’œuvre de l’auteur québécois Gaétan Soucy le concept d’analyse néostylistique : en quoi l’usage des variations argotiques et autres formes néologiques est-il représentatif de l’écriture (Barthes), du style propre à cet auteur ? Dans cette étude, nous nous appuyons sur le roman intitulé La petite fille qui aimait trop les allumettes (1998), auquel nous ajoutons Music Hall (2002) ainsi qu’un entretien (2001) où l’auteur évoque sa conception de l’écriture. Nous classons les formes non-standard repérées, variantes québécoises et néologiques selon les matrices lexicogéniques (Tournier), dont la matrice que nous qualifions de phraséologique et autres combinaisons dites bimatricielles. Nous envisageons les fonctions de la néologie dans ce contexte (Sablayrolles) et son insertion dans un registre souvent argotique qui contribue à la fonction colludique, s’agissant d’impliquer le lecteur dans un jeu de disruption du langage. Mi-écrivain, mi-écrivant (Barthes), le romancier, qui plus est philosophe, tend à é-branler, à dé-ranger la langue pour mieux interpeller. La mise en scène du héros en posture d’écrivant est le trait d’union entre les personnages des deux romans, pris d’une frénésie de mots. D’une poétique de l’étrangeté et de la naïveté, on évolue...

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